Lettre à ma région d'adoption

Marie-Gabrielle Tacka... ((Courtoisie))

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Marie-Gabrielle Tacka

(Courtoisie)

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Le Quotidien

OPINIONS / En ce mois de juin 2016, j'aimerais te dire quelques mots, ma chère ville de Saint-Félicien.

C'est par un concours de circonstances que j'ai entendu parler de toi.

T'en souviens-tu?

Alors que j'allais prendre des cours d'anglais, offerts par l'organisme Le Collectif des Femmes de Montréal, je me suis trompée d'adresse et je suis tombée sur ta présentation!

Eh oui, ma chère ville, ton nom a dépassé les frontières de la région.

Sais-tu que l'organisme Portes ouvertes sur le Lac qui a vu le jour justement dans tes murs, à l'instigation de madame Marie Fillion, vante la beauté de tes paysages, ta qualité de vie, l'humanisme et l'ouverture de ta belle population?

Cet organisme qui part à Montréal chercher d'autres enfants que tu accueilles et que tu adoptes avec amour, sans te questionner.

En effet, c'est par Portes ouvertes sur le Lac, conduit par Louis-Michel Tremblay, alors directeur général, que j'ai entendu parler de toi.

Nous étions à la mi-mai 2010. C'était à Montréal!

J'ai été tout de suite séduite par ton portait très bien présenté.

Ainsi, le 29 juin suivant, j'ai déménagé.

Cela faisait deux mois que j'étais au Québec.

Saint-Félicien...

Très vite, tu m'as confortée dans mon choix. Car tu m'as ouvert tes bras et ton coeur, et tu as fait de moi l'une de tes enfants chéris.

Très vite, tu m'as fait une place à la maison et dans ton coeur.

Très vite, tu m'as permis de m'identifier à toi.

Très vite, tu m'as permis d'être une référence pour d'autres enfants que tu as aussi bien accueillis à la maison.

Oui, Saint-Félicien, j'ai été «ta Marie-Gabrielle d'amour».

Tu m'as appris ce que c'est l'amour du prochain.

Tu m'as appris ce qu'est le partage.

Tu m'as appris ce qu'est la vraie fraternité.

En ton sein, j'étais «chez nous».

Je pouvais et savais compter sur toi et toi sur moi.

Aucun de nous deux n'a failli.

Chez toi, je suis devenue une femme et une mère épanouie. Grâce à toi, j'ai su qui je suis.

Tu as accueilli mes enfants, tes petits-enfants.

Tu les as habillés, tu les as nourris, tu les as scolarisés.

Mais, comme tout enfant, un jour je suis partie de la maison.

Ah! Comme je me suis ennuyée de toi, ma très chère ville!

Et comme un enfant, la douce nostalgie de la maison familiale et les senteurs odorantes des souvenirs sécurisants et irremplaçables m'ont hanté nuits et jours.

Ta chaleur et tes sourires m'ont cruellement manqués, Saint-Félicien.

J'étais perdue sans toi.

Alors j'ai décidé de revenir...

Mais finalement, je pars loin. Très loin de toi cette fois.

Je suis forte maintenant, ma ville. J'ai fait mes armes, ne t'en fais pas pour moi.

Mais je pars avec une partie de toi, Saint-Félicien.

Et nul ne pourra te supplanter dans mon coeur, Saint-Félicien.

Cependant, je reste ton enfant et je porterai très loin ton nom.

Je ferai flotter très haut ton drapeau ainsi que ton flambeau et je reviendrai à tes pieds, t'offrir les trésors que je glanerai ici et là et tu seras fière de moi.

Je serai loin, mais je serai si près de toi.

Merci Saint-Félicien-de-mon-coeur, comme j'aime te nommer. Merci ma ville.

Marie-Gabrielle Tacka

Félicinoise, Saint-Gédéon

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