Merci Nôvi!

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Le Quotidien

OPINION / Samedi 4 juin 2016, soirée d'abord de calme et de plénitude. Sous les campaniles de l'église de Saint-Félicien, 18 h 45. Le public commence à se blottir près des portes. On jase, on échange, on se donne des nouvelles, mais surtout, on rit. La bonne humeur est de mise. Le temps sent le bonheur à la ronde.

Les tenues printanières, dans leur pâleur plaisante, se multiplient. C'est bientôt presque un embâcle, tant les gens s'attroupent et multiplient les propos amicaux. Qu'attendent toutes ces personnes, fébriles, devant ce portail à cette heure d'inhabituelle cohue? Bien sûr, c'est la chorale Nôvi!

Dix-neuf heures! Enfin, les portes s'ouvrent! La joie déferle dans les rangées de bancs de bois, de ce panthéon d'habitude réservé pour des occasions bien différentes. Mais ce soir du 4 juin, il n'est plus question du silence abyssal que requiert rituellement cet endroit...

Puis, le spectacle commence. Sans prétention, une vingtaine de personnes partagent leur passion. En effet, elles s'appliquent de leur meilleure voix à interpréter des chants dont la prestance nous invite dès lors à taper des mains, à ne plus tenir en place. Et soudain, c'est la victoire... Le public debout rivalise d'applaudissements, d'enthousiasme, de cris, de sifflements stridents afin d'encourager ceux qui, humblement placés devant l'autel, honorent ces heures de pièces musicales envoûtantes.

Merci à vous toutes et tous, membres de Nôvi. Aussi, chapeau à votre chef de choeur, qui nous a charmés de sa voix tout à fait céleste, aux tonalités rarissimes, qui invite au recueillement. Cette femme même qui a bravé la mi-temps du spectacle, seule, dévouée et combien convaincue nous a en effet livré le meilleur d'une interprétation viscérale et fort gracieuse.

Somme toute, en cette printanière soirée de juin, au pays des «là, là», dont je suis soit dit en passant, j'ai été choyé. Vous m'avez bercé par vos chants, vous m'avez gâté de votre joie si bien prodiguée, vous m'avez enivré de votre conviction... Enfin, votre prestation exhalait l'amour.

Pour tout cela, deux mots: grands mercis!

Nôvi, vous restez dans mes souvenirs, Nôvi, j'ai déjà hâte d'aller me laisser séduire prochainement.

Paul Bergeron

Québec

Le temps d'agir

À la suite de nombreuses interventions auprès des décideurs, je me vois encore une fois contraint de demander de doter notre région d'une piste de 400 mètres intérieure (minimum de 200 m) afin de poursuivre la logique de développement d'une structure visant la haute performance en athlétisme (course sur piste).

Comme notre climat est trop froid et que l'utilisation d'une piste extérieure n'est possible qu'environ 25% du temps annuellement par rapport à une intérieure qui le serait à 100%, si les athlètes le désiraient.

Cela n'empêcherait pas le joggeur de venir s'y entraîner, même si pour eux tout environnement peut être favorable.

Je parle ici de haute performance, c'est-à-dire un entraînement professionnel et spécifique visant un objectif précis de haut niveau, selon des performances de réussites dignes de l'élite provinciale ou canadienne.

Par le passé, ayant déjà développé des athlètes performants, je me voyais désolé de freiner leur progression parce que la piste était indisponible. Vous savez que les centièmes et même les dixièmes de seconde sont très faciles à perdre par manque d'entraînement. Il faut parfois tout recommencer, et souvent la compétition est chose du passé. Je comprends que toute organisation se doit de bien gérer et administrer en fonction de la rentabilité, c'est la réalité.

Le talent ne fait pas défaut dans notre région, par contre la culture doit s'améliorer face à la réussite, nous sommes sur la bonne voie, une vision de gagnant doit toujours viser l'amélioration, dans tous les domaines. 

Il reste à réfléchir et à favoriser notre talent. J'ai dû transférer des athlètes à d'autres clubs, plus structurés, pouvant conduire des athlètes à des compétitions de niveau international. C'était décevant pour moi, je sentais que je laissais tomber mes athlètes, mais il m'aurait fallu débourser personnellement pour les suivre.

Maintenant, que pouvons-nous faire avec une piste intérieure de 400 m, ou au minimum de 200 m avec corridors inclinés selon les normes? En regroupant tous les clubs de la région, tel qu'à l'époque du club Sag-Lac, nous aurions un plus grand bassin d'athlètes et du même coup, on favoriserait la compétition à l'intérieur du club dans une ambiance stimulante et propice à l'amélioration.

On est tous friands de champions, de voir nos athlètes réussir. Or, ce n'est qu'en comblant les besoins spécifiques que nous pourrons les mener jusqu'au bout.

Rénald Girard

Entraîneur professionnel agréé

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