Le stratagème de Rémabec

Les syndiqués de l'usine Rémabec de L'Ascension dénoncent... (Archives, Le Quotidien)

Agrandir

Les syndiqués de l'usine Rémabec de L'Ascension dénoncent la façon de faire de l'employeur en la comparant aux «méthodes des années 1960».

Archives, Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

OPINIONS / Monsieur Marc St-Hilaire, jusqu'où les syndicats devront-ils reculer pour satisfaire la soif insatiable de profit des patrons, pour approfondir davantage les inégalités entre le 1% et les autres? Jusqu'à un Wisconsin antisyndical? Et tant qu'à y faire, pourquoi pas un Bangladesh, qui non seulement est l'exemple flagrant de l'esclavagiste nouveau genre des travailleurs, mais détient également le record mondial des enfants à peine pubères qui travaillent à cinq piastres par semaine dans des conditions inhumaines.

Dans votre dernier éditorial, vous en appelez au dialogue entre les parties patronale et syndicale pour conclure un investissement de 30 M$ à la scierie de L'Ascension. Tout le monde le souhaite, évidemment. Mais à travers vos propos, le prix à payer apparaît clairement d'un côté seulement: la catastrophe si le projet est abandonné; la pérennité de l'usine déborde le cadre des relations de travail; le consortium Réjean Paré-Saputo détient les cordons de la bourse; la plus grande part des opérations de l'entreprise (Rémabec) n'est pas au Lac-Saint-Jean, donc une autre division de Rémabec pourrait se voir attribuer les dizaines de millions d'investissements; attention de ne pas pousser la compagnie dans ses derniers retranchements.

À vous lire, je subodore votre propension à céder à la pression exercée par des politiciens, des forestiers, des hommes d'affaires, et au bout du compte, l'opinion publique. Néanmoins, les travailleurs disent avoir beaucoup donné de leurs conditions de travail au cours des dernières années pour protéger la santé de la scierie sans rien demander en retour. Mais qu'à cela ne tienne, maintenant, vous les enjoignez à céder au chantage de la compagnie, elle qui, en plus, montre sa mauvaise foi, en bafouant les règles élémentaires de saines relations de travail. Les travailleurs ont raison: signer, en catastrophe, une nouvelle convention collective à rabais serait faire preuve d'un à-plat-ventrisme humiliant.

Marcel Lapointe

Jonquière

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer