Le messager de l'évangile

Gérald Linteau... (Archives Le Quotidien)

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Gérald Linteau

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OPINIONS / Le décès de l'abbé Gérald Linteau a attristé une bonne partie de la population. Selon les différents témoignages recueillis à gauche et à droite par ceux et celles qui l'ont côtoyé, M. Linteau travaillait à pied d'oeuvre sur le terrain de la misère humaine.

Homme d'action, il vivait et appliquait le véritable message de base de l'évangile, rejetant régulièrement les ordonnances et les dogmes de l'Église, mettant ainsi véritablement l'amour en action malgré sa fidélité au clergé.

À travers les siècles, les différentes religions prônant le christianisme (catholique, protestant, etc.) se sont éloignées du message originel, en étant d'un légalisme condamnateur, alors qu'en réalité, le Christ était venu pour abolir la loi et les règles des pharisiens qui, hypocritement, ne vivaient pas ce qu'ils prônaient, inventant une panoplie de rites et de faux enseignements menant le peuple de Dieu à errer dans le désert de l'erreur et de l'ignorance. Cela a eu pour effet de frustrer et de décourager une grande partie de la population québécoise, majoritairement détournée du christianisme au tournant des années 60-70, qui a jeté le bébé avec l'eau du bain pour en arriver aujourd'hui à la presque annihilation de la foi chrétienne.

M. Linteau, en s'impliquant dans la communauté comme Jésus le faisait lors de sa venue, en restant collé à l'évangile de départ, a pu toucher les coeurs et raviver quelque peu cette foi au Saguenay, une foi qui se meurt dans un monde où la détresse psychologique est de plus en plus présente et où l'on aurait bien besoin de bergers de la paix.

Inspirant la confiance de ses concitoyens, M. Linteau posait des gestes d'amour qui avaient beaucoup d'impact sur le monde en général. De là les hommages à profusion qui lui sont rendus depuis sa mort.

Le but, ici, n'est pas d'en faire une idole, mais simplement de rendre à César ce qui appartient à César, un homme qui vivait le message de l'évangile. N'oublions pas, c'est par les fruits véritables qu'on reconnaît un homme de Dieu.

Jean-Marc Girard

Jonquière

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