La gouvernance d'abord

Martine Ouellet lors de l'annonce de sa candidature... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

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Martine Ouellet lors de l'annonce de sa candidature à la direction du Parti québécois

La Presse Canadienne, Graham Hughes

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Le Quotidien

Parmi les prétendants actuels à la chefferie du PQ, peut-on espérer trouver la perle rare aux yeux de ceux et celles qui espèrent encore faire du Québec un pays?

Oui, si Martine Ouellet continue d'évoquer les bienfaits de l'indépendance, mais en n'oubliant pas que l'objectif premier sera d'abord et avant tout que le PQ forme le prochain gouvernement en 2018.

On l'a bien vu en 2014, l'idée trop répétée de l'indépendance a fait office d'épouvantail auprès de la population, sous l'impulsion des libéraux qui n'avaient pas lâché le morceau durant la campagne électorale.

Le poing levé de PKP n'avait certes pas aidé la cause, il faut le dire. Les Québécois ont eu peur encore une fois.

Alors, l'idée de Ouellet de faire un référendum dans un premier mandat est mauvaise et précipitée. Il faut surtout qu'elle évite de marteler le thème de l'indépendance avant même les élections de 2018. Il faut arrêter d'avoir la mémoire courte. Cette idée de l'indépendance a fait perdre au PQ l'élection de 2014, point à la ligne. Les Québécois ne sont pas plus prêts aujourd'hui à en entendre parler à qui mieux mieux.

Martine Ouellet devra sinon, en ce sens, nuancer ses interventions et mettre de la chair autour de l'os en nous vantant les mérites de l'indépendance en particulier du côté de l'économie et de l'emploi. Mais elle devra aussi nous parler d'un gouvernement péquiste qui s'attardera d'abord à remettre les finances de l'État à leur bonne place, après le massacre du gouvernement Couillard qui aura échoué au final à redresser notre économie avec sa non moins fameuse austérité.

Si Alexandre Cloutier, pour sa part, continue de vouloir renforcer la loi 101 au Québec et de vouloir créer ses fameux chantiers sur l'indépendance, je dis oui, on peut trouver en lui le prochain chef du PQ et le prochain premier ministre.

Va pour un référendum dans un deuxième mandat. Tout en demeurant réaliste et en s'attardant en premier aux grands défis du Québec, Cloutier sera un capitaine qui pourra prendre en mains le destin du Québec tout en prônant les vraies valeurs des Québécois.

Avec Alexandre Cloutier, ce sera en mode étape après étape, jusqu'à la prise en charge de notre destin, nous menant tout droit vers notre autonomie économique et culturelle.

Yvan Giguère, Saguenay

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