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OPINIONS / Nul besoin d'être une experte pour constater qu'à Saguenay, on se dirigeait vers un déséquilibre entre l'offre et la demande du secteur résidentiel.

Tant mieux pour les acheteurs. Ils sont cependant les seuls à y trouver leur compte. Il me semble qu'à Saguenay, on a attribué des permis de développement domiciliaire sans tenir compte d'une part, de la décroissance démographique permanente et d'autre part, des coûts importants de l'étalement urbain en matière de services de déneigement, de ramassage des ordures, du transport des écoliers, de l'aménagement des infrastructures, etc. C'est sans compter l'impact sur les flux de circulation où certains accès routiers sont devenus de longues files d'attente simplement pour aller acheter un pain. La ville en retire un certain bénéfice à court terme. Cependant, tous les coûts récurrents des services supplémentaires sont assumés par les mêmes payeurs de taxes qui voient augmenter leur évaluation municipale parallèlement à la diminution de la valeur de revente de leur propriété. On doit rechercher un juste équilibre et celui-ci passe par une planification du développement domiciliaire intelligente et réaliste.

Certes, on peut en partie imputer cette situation au ralentissement économique. Il est cependant du devoir de notre administration municipale de protéger le bien commun, entre autres le parc immobilier, en prenant des décisions basées sur une analyse du contexte avant d'approuver des secteurs de développement domiciliaire tous azimuts.

La résidence familiale étant le plus souvent le principal investissement d'une vie, cette situation doit interpeler nos élus municipaux. J'ai tendance à me tourner vers nos trois femmes fortes et courageuses qui siègent au conseil, afin qu'elles interviennent, mais comme d'habitude elles se feront rabrouer.

Peut-être pourrait-on commencer par arrêter l'hémorragie et réfléchir au mandat de notre service d'urbanisme qui ne doit pas se contenter de dézoner et d'accorder des permis?

Ceci concerne tous nos élus municipaux, veuillez en prendre bonne note!

Ginette Bergeron, Chicoutimi, Saguenay

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