La Bernache respecte les exigences

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Le Quotidien

OPINIONS / Réponse à une lettre d'opinion signée par Mme Sylvie Duchesne, dans l'édition du 3 mai. Cette dernière qualifiait d'inconcevable la présence d'un champ de tir à Shipshaw, exploité par le Club la Bernache.

Madame Duchesne, je voudrais apporter quelques points d'éclaircissement à la suite de votre intervention dans Le Quotidien. Pour ce qui est du Club la Bernache, il est établi à cet endroit depuis 1969. La route Tremblay-Coulombe était en gravier à ce moment-là. Le plus proche voisin était M. Louis Joseph Lavoie (Père Tom), propriétaire de la salle Les Joyeux Copains. Il est celui qui nous a vendu le terrain. M. Édgard Tremblay demeurait en face.

Le Club la Bernache est reconnu à l'échelle de la province. Il s'y déroulait de grosses compétitions avec des noms très connus dans le domaine. Vu l'évolution et la popularité du tir aux pigeons d'argile et également du tir à l'arme de poing, la municipalité de Shipshaw a, par règlements municipaux (N0 U 332-93 et U 3321-2) le 18 novembre 1996, modifié le règlement régissant l'implantation et l'exploitation des clubs de tir créant ainsi la nouvelle zone 20-1p sur la route Brassard (arme de poing) et zone 33-p sur la route Coulombe (tir aux pigeons d'argiles).

De plus, lors de l'entrée en vigueur du contrôle des armes à feu par le fédéral, nous avons dû faire une demande d'agrément, c'est-à-dire faire officialiser par la Sûreté du Québec que le Club la Bernache répond aux exigences demandées priorisant la sécurité. À l'intérieur de cette demande, il devait y avoir un certificat d'autorisation émis par le ministère de l'Environnement. Notre demande d'agrément a été autorisée et est affichée dans le chalet ainsi que sur le tableau extérieur.

Même si on ne nous l'a pas demandé, nous avons fait faire, par un expert, une évaluation sonore avec un sonomètre. Les résultats sont que sur le pourtour de notre terrain, le bruit ne dépasse pas 80 décibels. Donc, le club de tir aux pigeons d'argile la Bernache est en loi et convient à la réglementation sévère de la municipalité et du gouvernement.

Le problème aujourd'hui, c'est le syndrome «pas dans ma cour». On part de la ville pour venir s'établir en campagne et après, lorsqu'on s'aperçoit que ça sent le fumier, il faudrait que le cultivateur déménage pour laisser la place au citadin. Il en est de même pour plusieurs autres activités (clubs de tir, scieries, récupérateurs de métaux, etc.).

Même si nous sommes une compagnie, notre but est de donner la chance aux amateurs de tir aux pigeons, de pratiquer leur sport, et ce, à moindre coût. (Nous bouclons l'année sans bénéfice). La plupart des utilisateurs sont également des amateurs de chasse à l'envol, de gibiers qui volent (perdrix, canards, bernaches, oies, etc.). En pratiquant ce genre de tir, ils le protègent en le récoltant de façon plus précise et plus efficace. Depuis sa fondation en 1969, soit 47 ans d'activités, nous n'avons eu à déplorer aucun accident sur notre terrain ou au pourtour.

Mme Duchesne, si vous aviez pris la peine d'aller voir, vous auriez certainement pris quelques informations à savoir ce qui se passait et comment ça se passait. Ainsi, vous n'auriez pas utilisé le terme «Danger: champ de tir» comme entrée en matière. Les règles de sécurité sont obligatoirement affichées et appliquées.

Nous sommes donc des utilisateurs qui payent pour s'entraîner, qui payent un permis de chasse provincial, qui payent un permis de chasse fédéral pour les oiseaux migrateurs, même si nous chassons sur des terres d'amis, qui payent pour un permis d'acquisition et possession d'armes à feu. Des utilisateurs payeurs.

Les cyclistes sont quant à eux des utilisateurs qui ne paient pas et qui se permettent de critiquer les automobilistes, les camionneurs, à peu près tous ceux qui les empêchent d'être rois et maîtres partout où ils passent, partout où ils veulent passer. Vous dites que ce n'est pas la place pour un champ de tir, car nous sommes trop près des maisons? Je vous invite à aller voir sur Google Map le club de tir l'Acadie, à Saint-Jean-sur-Richelieu, qui est situé en plein quartier résidentiel.

Jean-Yves Gagnon, Jonquière

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