La guerre de la route

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Le Quotidien

M. Roger Blackburn,
J'ai été agréablement surpris par vos commentaires en faveur de la prudence à l'approche de cyclistes, en particulier sur le boulevard Talbot. On n'arrête pas le progrès. Lors de la construction du premier lien direct entre Québec et Chicoutimi, il y avait probablement plus de charrettes tirées par des chevaux que d'automobiles qui l'empruntaient.

J'imagine assez facilement que les automobiles, plus rapides, devaient attendre derrière les voitures hyppotractées jusqu'à ce qu'ils aient la chance de dépasser sécuritairement. Évidemment, l'automobile et les camions ont gagné la guerre de la route. Maintenant, les automobilistes ne peuvent plus tolérer les engins plus lents qui se trouvent sur leur chemin. Personne ne veut plus attendre derrière un cycliste. Comme vous le mentionnez dans votre article, l'attente d'un moment sécuritaire pour dépasser est une option valable. Elle devrait même être la première option. Combien de fois, comme cycliste urbain, ai-je été dépassé par des automobilistes dans des courbes où, pour me protéger, l'automobile empiétait dans l'autre voie sans aucune possibilité de voir s'il y avait du trafic en sens inverse. Faut-il signaler aux chauffeurs qui traversent la ligne du centre qu'ils seraient gravement responsables si jamais ils frappaient un autre véhicule qui viendrait en sens inverse?

Les cyclistes ont le droit de se trouver sur la route, mais ils n'ont pas le droit de faire n'importe quoi. Voici les règles de base à la survie : porter un casque, ne jamais rouler à deux ou trois de large, former des files d'au plus 15 pour faciliter le dépassement, respecter la signalisation et se souvenir qu'elle a été conçue pour le trafic automobile, redoubler de prudence aux intersections.

Comme cyclistes, nous devons aussi faire attention aux piétons. Nos vélos sont silencieux. Il faut donc s'assurer que les piétons qui nous devancent aient connaissance de notre présence (siffler, etc.). Sinon, il faudra nous aussi ralentir pour les dépasser.

Benoît-Robin Lessard, président du Club de Vélo Utilitaire Saguenay

Tel un tracteur

Ce que vous avez comme attitude envers les cyclistes, c'est bien, mais il y a encore beaucoup mieux, c'est de carrément considérer le vélo comme s'il s'agissait d'un tracteur. C'est ce qu'on vit lorsqu'on roule en Europe, peu importe le pays. Croyez-moi, j'y ai fait plusieurs milliers de kilomètres et jamais, mais jamais, de problèmes de cohabitation avec les automobiles. Ici, au Québec, et particulièrement dans notre région, c'est juste une question d'attitude et de respect.

Un jour, les gens vont comprendre. Il faut cependant reconnaître que la situation de partage de la route s'améliore d'année en année, mais que de chemin reste-t-il encore à parcourir!

Christian Lemieux, Chicoutimi

Le nouveau parti du maire

Il est enfin arrivé le nouveau parti du maire Jean Tremblay. Tel un nouveau-né, il est, dit-on, déjà plein de grâce et porteur des plus belles promesses. À l'image de la gestion du maire, ses règles de conduite seront dictées par « l'honnêteté, la justice, la dignité et l'intégrité » (Le Quotidien, p. 10, le jeudi 5 mai 2016). Quel bel idéal! Plus encore, la transparence sera sa marque de commerce.

Finalement, toutes ces belles qualités qui ont caractérisé depuis près de 20 ans l'administration Tremblay seront à l'honneur. Quel beau programme! On dirait que le maire, tel Narcisse, ce personnage de la mythologie grecque, se mire dans son eau et contemple son image qu'il trouve absolument parfaite au point d'en tomber amoureux. Ce qu'on veut nous faire comprendre, c'est que l'administration a été aussi parfaite que le personnage lui-même. Mais comment peut-on se regarder avec autant de complaisance? 

De cet impressionnant étalage de qualités qui, nous dit-on, ont caractérisé l'administration Tremblay depuis cinq mandats, j'en retiens deux en particulier : la dignité et la transparence. La dignité, cette proche parente du respect, je la cherche encore. « Mme Néron, je vous pensais plus intelligente que ça. » Cet échevin de La Baie, il est « dix fois moins bon que les deux autres. » D'un autre, il a déjà dit qu'il ne méritait même pas son salaire. S'attaquer à un élu, il me semble que c'est aussi s'attaquer à ceux et celles qui l'ont élu. Combien de fois, en pleine assemblée publique, n'a-t-il pas rabroué sinon expulsé des citoyens qu'il trouvait trop insistants? Alors, pour le respect et la dignité, passons. Et la transparence? Ouf! « Nous sommes tellement transparents » disait-il, que « nous sommes pratiquement invisibles. » S'il fallait sur ce point relever tous les accrocs à cet idéal affiché, on n'en finirait plus. De multiples recours à la loi d'accès à l'information pour obtenir à l'arraché des éléments d'information sur les vrais états financiers d'organismes subventionnés par la ville... d'importantes décisions prises sans consultation de l'ensemble du conseil... des échevins qui se permettent des voyages aux frais des contribuables... en voulez-vous, en voilà! Bien évidemment, le maire, qui normalement voit tout et sait tout, n'est imputable de rien. À notre parti, la vertu, dit-il, à l'autre, ce qui reste de ce qu'on ne s'est pas approprié. 

Guy Laberge, Chicoutimi

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