L'intimidateur devenu victime

Mike Ward.... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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Mike Ward.

Photo André Pichette, Archives La Presse

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Le Quotidien

OPINIONS / Quelle belle unanimité au Québec pour défendre l'indéfendable! Si un jeune se suicide parce que l'intimidation qu'il a subie l'a détruit, qui donc se porterait à la défense de l'intimidateur qui clamerait sa liberté d'expression, sa liberté de faire rire ses copains au détriment d'un être faible, risible, laid et malade? Il s'agit de faire partie d'un clan, du club des humoristes ou plus largement du monde de la culture, un clan tissé serré.

Au lieu de reconnaître sa faute et de s'en excuser, Mike Ward a voulu faire du gala une tribune pour défendre sa cause judiciaire contre sa victime innocente et vulnérable, le petit Jérémy.

La colonie artistique s'est portée à la défense de Ward. L'intimidateur est devenu la victime. Le public s'est laissé emporter dans la vague de sympathie et on en a fait un héros.

J'ai bien aimé le commentaire de Martin Matte qui joignait sa voix à la défense de Mike Ward, mais son texte mettait des nuances: « Je ne suis pas d'accord avec ceux qui font la promotion de la haine, mais laissez les humoristes dire ce qu'ils ont à dire. » Quel était donc son message? « Laissez à Mike Ward assez de corde pour se pendre? »

Jeannot Vachon, Québec

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