Le public condamne, les tribunaux acquittent

Qu'ont en commun Robert Hakim, le sénateur Mike Duffy, l'animateur Jian... (123RF)

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Le Quotidien

Qu'ont en commun Robert Hakim, le sénateur Mike Duffy, l'animateur Jian Ghomeshi et le maire Jean Tremblay ? Ils ont tous été condamnés publiquement, mais acquittés par les tribunaux. Et ce ne sont là que quelques exemples de notre inclinaison à vouloir à tout prix trouver un coupable.

Même effacée par un jugement officiel, la condamnation publique laisse des traces.

Robert Hakim et Mike Duffy y ont laissé leur santé, Ghomeshi, son job, et le maire Tremblay a perdu un temps précieux et de l'argent public à devoir défendre sa réputation.

Souvent aux fins de servir des ambitions politiques, les accusateurs y trouvent leur profit aux dépens de l'intérêt public. En provoquant de l'instabilité et de la méfiance dans la population, on freine l'avancée de projets et de grandes réalisations.

Même si les Rythmes du monde connaissent un succès éclatant, Robert Hakim a dû se retrousser les manches pour rétablir sa crédibilité auprès des commanditaires. L'un des rares événements rassembleurs de l'été à Saguenay a été forcé de revenir à une production plus modeste.

Le droit du public à l'information, mais surtout le goût de ce public pour couper les ailes à ceux qui connaissent du succès.

Personne sur cette terre n'est parfait, mais tous ces récents exemples de condamnations partiales devraient mettre les accusateurs en alerte. Sinon, comme disait le regretté René Lévesque : « On est condamné à devenir des chiqueux de guenille professionnels ; on ne produit pas, on est essentiellement critique... ».

Richard Banford

Bégin

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