La lettre

Bernard Noël... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Bernard Noël

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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Le Quotidien

OPINIONS / Ceux qui veulent absoudre le maire Tremblay feraient bien de lire attentivement la lettre qu'il a envoyée au ministre Moreau le 4 septembre 2014 après que l'affaire Bernard Noël eut éclaté dans les médias.

Ils y constateraient pourtant un élément important. L'avis demandé par le maire au ministre ne porte pas sur l'objet de la plainte du chef de l'ERD de l'époque M. Grimard. Rappelons que la plainte de M. Grimard a mené à l'enquête de la Commission municipale et provoquée avant terme les aveux de Bernard Noël qui a finalement admis avoir demandé, sans l'accord du CA de la Coupe des Nations, une subvention à Promotion Saguenay sous de faux prétextes, et ce, dans le but de faire un voyage personnel avec sa famille aux frais des contribuables.

Dans sa lettre, le maire reconnaît et accepte implicitement comme une vérité que M. Noël est allé à Nice comme président de la Coupe des Nations. On sait que c'est inexact, car il n'avait pas ce mandat de l'organisme et n'effectuait donc pas un voyage officiel à ce titre. Jean Tremblay met même l'accent sur «la particularité de cette affaire», soit que M. Noël était accompagné «par son épouse et sa fille qui, selon toute vraisemblance, sont des bénévoles de l'organisation». On apprend avec surprise leurs activités de bénévolat. Le maire explique au ministre que le conseiller a depuis longtemps remboursé les frais de voyage «des personnes qui l'accompagnaient» ce qu'il n'avait pu vérifier. «Je vous demande donc de faire la lumière sur cette situation», conclut-il dans sa lettre. On s'étonne de la timidité et, à la lumière des aveux de M. Noël qui viendront plus tard, de l'inexactitude de la demande.

Des faits troublants ressortent de cette lettre. Le maire n'a pas demandé une enquête sur les motifs du voyage et le comportement du conseiller lui-même, mais seulement un avis sur les frais engagés par l'épouse et la fille du conseiller qu'il qualifie en plus de vraisemblables «bénévoles». De plus, en aucun moment le maire ne questionne la subvention versée par Promotion Saguenay dont il est le président, sous le prétexte d'achat de médailles et de maillots. C'est plus qu'étonnant, c'est étrange. Si on confronte la lettre du maire aux aveux de M. Noël, des questions cruciales se posent. Comment Jean Tremblay peut-il concilier la subvention de Promotion Saguenay versée faussement pour des médailles et des maillots et sa reconnaissance officielle du voyage du conseiller qui, aux frais des contribuables, utilise abusivement son titre de président de la Coupe des Nations? Jean Tremblay, président de Promotion Saguenay, pouvait-il avoir approuvé la fausse subvention accordée pour l'achat de médailles et de maillots? Et le même Jean Tremblay, maire de Saguenay, pouvait-il avoir su que le président de l'arrondissement Jonquière se rendait à Nice faussement comme président de la Coupe des Nations? C'est oui ou c'est non.

Espérons que l'UPAC tire l'affaire au clair.

Laval Gagnon, Chicoutimi

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