Se tenir loin des fast-food

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Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité aux HEC.

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Le Quotidien

OPINIONS / Dans une livraison récente du quotidien local, aux dires mêmes de celui qui surveille depuis une dizaine d'années l'indice de masse corporelle des villes québécoises de plus de 100 000 habitants, Saguenay s'est infligé une cure d'amaigrissement.

Une diminution de 6,5% des dépenses par habitant en 2014, soit 1779$. Alors qu'en 2013, lorsque Jean Tremblay régnait seul en roi et maître sur la ville, les dépenses par habitant se sont chiffrées à 1902$. Ainsi, la question qu'on peut se poser: l'arrivée de membres élus opposés au maire Tremblay à l'hôtel de ville y est-elle pour quelque chose? Sans l'ombre d'un doute.

Selon Robert Boucher, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal, par rapport aux quatre années antérieures, 2014 a sonné le glas de l'embonpoint de Saguenay. Malgré qu'elle soit sixième sur 10 quant à l'endettement total, avec encore plusieurs bourrelets ici et là, comme en Sécurité publique, en collecte des déchets domestiques, en rémunération des cols blancs, en sports et loisirs, Saguenay s'est, en revanche, avérée moins gourmande au chapitre des coûts d'administration publique, de voirie, de collecte des matières recyclables. M. Boucher avance même que la cure minceur du cabinet du maire pourrait expliquer une bonne partie de la diminution du tour de taille de la ville. Comment ne pas abonder dans le même sens quand on se rappelle qu'avant la survenue de l'opposition à la table du conseil municipal, le cabinet du maire a connu des années fastes avec dix personnes autour de la table; davantage que les villes de Montréal et Québec. Rien de trop beau pour les amis.

L'opposition, justement, le directeur Gagné en parle dans son bilan. D'après lui, un parti d'opposition à l'hôtel de ville peut avoir joué un certain rôle. «Le principe de l'opposition même ne peut qu'être bon, car un gouvernement municipal sans opposition a les coudées franches». Par exemple, toute la latitude pour brûler l'argent des taxes municipales durement gagné par les citoyens dans de folles aventures comme «Cobalt Aircraft à Bagotville». Une entreprise envers laquelle le maire avait mis beaucoup d'attentes et de complaisance, mais dont le seul vol réalisé fut celui d'un départ précipité et définitif. Sans rien laisser en matière de retombées.

J'abonde dans le même sens de Robert Gagné. La présence des deux conseillères de l'ERD, appuyées par un cabinet peu glouton a joué un rôle certain dans le régime minceur de la ville. Certes, il reste encore beaucoup à faire pour assurer la sveltesse de notre ville. Bien des portes demeurent encore closes à l'hôtel de ville, mais je crois fermement que c'est une question de temps avant que la transparence tant désirée par les citoyens y reprenne ses droits.

Louise Brassard

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