Les bienfaits d'une opposition

Le conseiller municipal Bernard Noël... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le conseiller municipal Bernard Noël

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OPINION / Le cas Bernard Noël, qui a fini par plaider coupable à une utilisation indue des fonds publics, illustre encore une fois combien la présence d'une opposition organisée est importante dans la vie municipale de Saguenay pour mettre à jour et dénoncer les entourloupettes effectuées avec l'argent du peuple. Une opposition organisée en parti politique et dotée d'un cabinet comme moteur, il va sans dire.

Le maire de Saguenay l'avait bien compris en 2015, dans sa tentative avortée de faire disparaître celui de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD).

Combien de fois ai-je entendu dire depuis la fondation de l'ERD, le maire en premier lieu, que l'opposition, c'est quelque chose d'inutile et d'encombrant pour rien dans une ville comme la nôtre? La ville du citoyen d'abord, le modèle québécois de la taxation municipale, un parangon d'administration publique à exporter ailleurs. Saguenay, la pure, quoi!

Quelqu'un a dit qu'une médaille, si mince soit-elle, présente toujours deux faces. Sans opposition formelle à Saguenay, la face sombre et opaque serait encore bien enfouie sous des épaisseurs de magouilles politiques, de jeux de pouvoir, de coquineries, etc.

Loin de moi l'idée de chercher à convaincre les déjà convaincus, fidèles inconditionnels du maire Tremblay, ou opposants écoeurés. Mais il y a une frange de l'opinion publique, autre que les indifférents aux enjeux municipaux, qui, le moment venu, se range trop facilement du côté d'un discours dominant trop souvent teinté d'incohérence, de demi-vérités ou d'argumentaire séducteur.

Il reste à convaincre cette frange que face à la rhétorique officielle, le doute est semé dans les esprits qui se veulent critiques. Par exemple, cette insupportable manie antidémocratique du maire de prendre des décisions avant consultation populaire pour escamoter les débats.

Pour preuve: le dézonage du futur site de dépôt de bauxite appartenant à Rio Tinto Aluminium; les dossiers de la rue de Vienne et de la réforme de la carte électorale de Saguenay.

C'est cette frange de l'opinion publique qu'il faudra convaincre d'ici la prochaine campagne électorale municipale en novembre 2017.

Une opposition, ça ne fait pas que chipoter, ça force les débats à la table du conseil de ville pour défendre le bien commun. Vous seriez à même de vous en convaincre en consultant le projet de politique de consultation citoyenne déposé lors du dernier conseil de ville; et en assistant à notre prochaine assemblée générale annuelle, samedi le 7 mai, au Club de curling de Chicoutimi. Une belle occasion également pour devenir membre du parti.

Pour revenir au cas du conseiller municipal Noël (en écrivant ces lignes, j'apprends qu'il a démissionné du poste de président de l'arrondissement de Jonquière), le commissaire-enquêteur de la Commission municipale du Québec peut blâmer et recommander des sanctions au ministre des Affaires municipales qui décide en fin de compte. Si Bernard Noël a plaidé coupable pour avoir utilisé illégalement des fonds publics, que lui reste-t-il à faire à titre d'élu? Poser la question, c'est y répondre. Voilà une affaire, comme d'autres à Saguenay, qui serait passée «free» sans la présence d'une opposition formelle à l'hôtel de ville (deux conseillères). Mais les ratoureux ne peuvent être pris en défaut toutes les fois, sans qu'un grand ménage n'ait d'abord eu lieu dans l'auguste enceinte.

Marcel Lapointe

Secrétaire de l'ERD

Et le respect des citoyens?

Le conseiller et ex-président de l'arrondissement Jonquière, M. Bernard Noël, n'a pas voulu accorder d'entrevue par respect pour la CMQ. Le respect pour les contribuables de Saguenay, il est où M. Noël?

J'aimerais bien savoir et connaître la raison pour laquelle le cabinet du maire a déclaré que M. Noël démissionnait du poste de président de l'arrondissement de Jonquière? M. Noël est trop affecté pour publier un communiqué de presse lui-même? Il a bien fait de démissionner et aurait dû s'abstenir d'être présent lundi et au plus vite démissionner du poste de conseiller, par respect pour les citoyens de Saguenay et non pour la CMQ.

Léonard Gagnon

Jonquière

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