L'économie contre l'humain

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Le Quotidien

Est-ce possible de croire que l'on peut redéfinir notre économie sur les valeurs humaines? Sans aucune hésitation, j'affirme que oui! Mais encore faut-il une volonté des dirigeants, tant sur l'échiquier des gouvernements, du monde public, ainsi que du privé. D'ailleurs, j'écoutais à l'émission de Catherine Perrin de Radio-Canada, une entrevue avec l'ancien président de Rona, M. Robert Dutton. Un orateur passionnant, qui est déçu de son congédiement en novembre dernier.

Selon lui, «la véritable efficacité passe par une pleine intégration des employés dans les processus de décisions. L'abdication de nos dirigeants au profit d'intérêts étrangers témoigne d'un mépris des individus. Pendant ses 22 ans chez Rona, son projet de vie avait pour objectif de prouver qu'il est possible de construire une grande entreprise avec des valeurs fortes et non négociables. «On ne se retrouve plus avec nos politiciens qu'on choisit pour nous représenter, ils ne sont pas là pour nous.» Il conserve un goût amer de son départ précipité et sans raison valable, dit-il.

Rona a favorisé les actionnaires au détriment des employés, qui se sont retrouvés sans vraiment de soutien. Selon moi et pour faire suite aux propos de M. Dutton, qui sont à la fois clairs et réalistes, nous devons redéfinir nos modes de gestion, dans ce monde virtuel où l'on ne se parle plus, où les rencontres sont anémiques, où l'informatique et les réseaux sociaux nous emprisonnent dans le carcan de l'indifférence en déshumanisant notre environnement. Sommes-nous devenus des esclaves d'Internet, sans valeur fondamentale et à la recherche d'un équilibre dans ce déséquilibre? Il est primordial que le peuple soit appuyé, rassuré, consulté dans une économie où nous avons besoin de nos jeunes, du savoir et j'inclus les personnes à la retraite qui possèdent une grande expérience et un potentiel profitable dans cette nouvelle économie.

Rien de concret, pas de programmes des gouvernements à l'exception de baisser les impôts des différentes entreprises qui, je crois, se situaient à environ 37% et qui maintenant se retrouvent à environ 18%. Mais que fait-on pour les travailleurs, pour les jeunes qui quittent les régions, de cet exode des cerveaux, de la misère qui pousse comme des champignons et d'un chômage en hausse? Oui, il y a de la richesse, mais elle est concentrée à certaines couches de la société, plus souvent hors Québec et malheureusement non répartie. Il faut donc redéfinir nos priorités et relancer les valeurs humaines. Responsabilisons-nous et travaillons ensemble.

Denis Lefebvre, Saguenay

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