Loin d'être « viable »

Autobus de la STS... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Autobus de la STS

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le Quotidien

OPINIONS / Selon la Société de transport de Saguenay (STS), le transport en commun est une option « viable » pour les citoyens de Saguenay. Qualificatif utilisé par l'Institut de recherche et d'information socio-économique (IRIS) pour qualifier un salaire minimum décent, que la STS a repris à son compte dans le Quotidien pour réfuter certaines données provenant de l'institut.

Si la STS peut faire parler, à sa façon, les chiffres pour se comparer avantageusement à une ville comme Trois-Rivières, il n'en demeure pas moins que le qualificatif « viable » qu'elle utilise pour définir son transport en commun ne tient pas la route selon moi.

La signification que l'IRIS donne au mot « viable » est loin de correspondre aux services offerts par la STS. Un service suffisant pour satisfaire les besoins de base et participer à la vie culturelle, politique et économique de son milieu. Alors que pour la STS un service « viable » correspond à des autobus qui fonctionnent sept jours sur sept, qui desservent un secteur de 1200 km carrés et qui fonctionnent 18 heures par jour pendant l'horaire régulier.

Manière de tourner les coins ronds. Parlez-en au citoyen qui désire assister à une pièce de théâtre ou à une rencontre politique à Chicoutimi à 20 h et qui demeure sur la rue Ozanne à Kénogami. Ou un autre qui doit se taper un à deux kilomètres de marche dans Arvida pour prendre le lien inter-arrondissement qui le conduira à Chicoutimi.

Et il n'est pas revenu à la maison. Un véritable parcours du résiliant-déterminé! La STS a évolué au fil des ans, j'en conviens, mais on est encore loin de la « viabilité » telle que définie par l'IRIS. Je le sais pour avoir utilisé ses services durant 25 ans jusqu'à récemment. Durant la journée à Chicoutimi, cela était bien; à Jonquière, déjà moins; quant au lien entre les deux, rien à dire.

Voilà pourquoi j'accorde la mention limite au service de la STS de sur mon échelle d'appréciation limite. Si la STS désire que son service public soit qualifié de « viable », celui-ci doit couvrir davantage de besoins réels de la population; à commencer par un meilleur service dans les quartiers.

Il faudrait trouver l'argent pour ce faire, me répondra-t-on? Justement, les autobus (chauffeurs compris) qui font le pied de grue sur le quai d'escale à La Baie en attendant de faire embarquer quelques croisiéristes sont bien trop nombreux.

Blandine Lapointe-Brassard

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