Un enthousiasme de courte durée

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Le Quotidien

Pour vivre dans une société en santé, il faut investir. Non pas investir dans les grandes entreprises, mais dans chacun des humains qui la composent.

Les membres de la Table de lutte contre la pauvreté de Chicoutimi ont été heureux de voir l'annonce du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale concernant la consolidation des projets locaux et régionaux financés dans le cadre des alliances pour la solidarité. En d'autres mots, le ministère offre la possibilité aux organismes communautaires de poursuivre des projets qui ont vu le jour grâce au Fonds québécois d'initiatives sociales (FQIS), qui a pris fin en septembre 2015. Néanmoins, leur enthousiasme a été de courte durée.

Dans les dernières années, le FQIS a permis de mettre sur pied de nombreux projets qui ont répondu à des besoins de la population. Suite à l'arrêt de ce fonds, plusieurs de ces projets ont pris fin en raison d'un manque de ressources. À première vue, cette reconduction permettrait aux projets de reprendre vie. Cependant, une somme de 6,9 millions $ pour l'ensemble du Québec représente un montant insuffisant pour assurer le maintien de tous les projets. De plus, puisque le comité de sélection se situera au niveau national et considèrera l'admissibilité sur une autre base que celle initiale, soit le plan d'action régional plutôt que le local, plusieurs projets seront exclus de cette reconduction. Ce qui est loin d'être positif pour la population. En effet, il est bien d'obtenir une prolongation de subvention pour des projets déjà amorcés, toutefois, il faut considérer que l'on crée une réponse à un besoin qui ne pourra continuer à être répondu après le temps alloué par ce fonds. Ajoutons que des subventions de projets innovateurs ne contribuent en rien aux services déjà offerts par la mission de base des organismes qui luttent au quotidien contre la pauvreté.

En ce sens, la Table de lutte contre la pauvreté de Chicoutimi tient à rappeler aux instances gouvernementales que le financement par projet n'est en rien de la lutte à la pauvreté et ne fait que contribuer à la précarisation des solutions existantes. Il est maintenant grand temps qu'un nouveau plan de lutte soit émis par le gouvernement du Québec. L'État doit assumer ses responsabilités envers la population et réinvestir massivement dans les services publics afin d'agir réellement dans le but d'éliminer la pauvreté et l'exclusion sociale. Pour le bien-être de tous, il est urgent que ce plan de lutte se fasse dès maintenant et non dans les mois, voire les années à venir.

Valérie Tremblay, agente de liaison

Table de lutte contre la pauvreté

Chicoutimi

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