Méfait public

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Le Quotidien

OPINIONS / Mon propos s'inscrit dans la foulée du texte d'opinion de Mme Ginette Boily dans le journal du 27 avril, où elle soutient qu'il faut faire le ménage des inélégantes affiches apposées un peu partout sur les murs de l'hôpital de Chicoutimi.

J'ajoute que cet établissement n'est pas le seul ainsi décoré; à la maison d'hébergement où je me rends chaque jour en visite, on retrouve les mêmes placardages, quoiqu'en moins grande concentration. Et il n'est pas besoin de faire une enquête approfondie pour savoir que la plupart des installations sanitaires du domaine public du Québec sont dans le même état.

Aux deux endroits mentionnés plus haut, des patients comme des visiteurs ont essayé d'enlever les affiches, mais sans succès. Aussi sont-ils écornés et pelés par endroit, quand ils ne sont pas barbouillés. On dirait bien que ces autocollants ont été conçus exprès pour demeurer là en permanence, même une fois les négociations terminées. On sait aussi qui sont les responsables d'une telle déprédation.

Car il s'agit bel et bien de détérioration des biens publics, d'un méfait caractérisé. Mais jusqu'où doit-on tolérer de tels gestes et même une telle attitude négative de la part de nos propres employés, des gens dont nous louons de nos deniers les services en leur assurant quand même des revenus décents et des conditions de travail enviables?

Je suis d'accord qu'il faut faire le ménage, mais pas à nos frais. Les responsables de ce méfait doivent être responsabilisés, notamment et entre autres en acquittant la facture.

J'ajoute que, ce qu'il faut, c'est une loi dans ce sens. N'allons surtout pas poursuivre en justice les auteurs de tels actes! Le procès va durer des années pour n'arriver à rien au bout du compte, si on excepte, bien sûr, les juteux émoluments qu'auront encaissés des armées d'avocats.

Non, nous élisons des députés pour qu'ils prennent des décisions. Dans ce cas précis, ils doivent décider. La preuve n'est quand même pas longue à faire! Les pièces à conviction sont éloquentes.

Clément Martel

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