Mon divorce de la télé! 

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Le Quotidien

OPINION / J'ai lu avec grand intérêt le texte de Roméo Bouchard publié dans Le Devoir de vendredi dernier et titré «Ras le bol des émissions de vedettes» ! Plus j'avançais dans la lecture dudit texte et plus je me disais que M. Bouchard m'enlevait les mots de la bouche.

C'est que voyez-vous, moi aussi j'ai en aversion la télévision qui fait de plus en plus dans le populisme bas de gamme et qui est prête à tout pour attirer son lot de téléspectateurs afin de mousser ses cotes d'écoute et contenter les publicitaires qui la fait vivre. Mais au-delà de ce constat, j'avoue «to de go» que je ne regarde presque plus la télévision depuis près de cinq ans. Si ce n'est qu'à l'occasion du coin de l'oeil sur mon ordi. Par exemple, une série que je ne veux pas louper ou encore un bulletin de nouvelles. Mais que très rarement! Pour m'informer, je préfère, et de loin, lire les journaux que ce soit en version papier ou électronique.

Je suis plutôt pro Internet. Alors, imaginez la marge de liberté que je me donne. Ne serait-ce que pour mes dimanches soir que je ne consacre plus à regarder, par exemple, «Tout le monde en parle», que j'avais déjà abandonné de toute façon en 2006.

Je ne dis pas que cette émission est mauvaise. Mais je me suis rendu à l'évidence qu'elle me faisait perdre mon temps. En fait, la télévision même si elle me divertit, elle me détourne de certaines de mes priorités. Elle me rend plus spectateur qu'acteur. Plus passif qu'actif. Bien entendu, j'ai aussi délaissé la télévision pour certaines des raisons évoquées par Roméo Bouchard dans son texte pamphlétaire du Devoir.

Oui M. Bouchard, des vedettes s'entre-dorlotent à qui mieux mieux dans des émissions de variétés ou même des talk-shows ou l'insignifiance est reine. On peut dire que la télé qu'on nous sert dans les grands réseaux ne nous apporte pas grand-chose du côté de l'intellect. Même en information on fait dans le va-vite et le sensationnalisme. Bien sûr, il subsiste encore des exemptions. Par exemple, RDI fait de la bonne télé avec des émissions comme 24 heures en 60 minutes ou RDI économie.

Mais paradoxalement ce qui reste encore pertinent à mes yeux c'est la télé en région. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, par exemple, les stations régionales de Radio-Canada et de TVA proposent une information bien ficelée, collée à la réalité du patelin qu'elle dessert. La télévision y joue donc un rôle essentiel et répond plus adéquatement aux attentes de la population. Alors il m'arrive parfois de regarder mes nouvelles à la télé de chez nous. Et j'ai un faible pour la télé communautaire parce qu'elle répond aussi à ma curiosité en lien avec mon milieu. Et je suis un adepte de la presse écrite de ma région qui m'informe de belle façon et qui est un beau complément à ma lecture des journaux nationaux.

Alors depuis que j'ai délaissé considérablement ma dépendance à la télé, je me sens plus libre. J'écoute plus souvent de la musique. Je lis et j'écris plus. Je me concentre sur mes projets personnels. Et quel bonheur que de jouir plus librement de mes dimanches soir, seul devant mon ordi ou en agréable compagnie. La télé ne me manque d'aucune façon!

Yvan Giguère

Saguenay

Coupable!

Coupable, ce mot qui fait peur à entendre pour celui qui attend le verdit. Ce mot qui est composé du mot coup et couper. Couper le cou. Bien que ce procédé barbare d'enlever la vie à une personne est moins répandu qu'autrefois, il est encore pratiqué dans plusieurs pays au nom de Dieu.

Comment un père dont l'amour est infini serait-il en accord avec un tel procédé? Le Nazaréen enseigne tout le contraire dans la parabole du fils prodigue. Coupable laisse entendre qu'il y a faute (du latin culpa) et que tu dois être puni. 

Ça part de loin ce sentiment. Les religions parlent de la faute originelle. De quoi s'agit-il? Pour qu'il y ait faute, il y a dommage. Quel dommage une créature peut-elle prétendre avoir fait à un créateur parfait? Il y a quelque chose qui ne marche pas dans cet enseignement. La créature a tourné le dos à la lumière, s'est identifiée à l'ombre projetée et, ensuite, accuse le créateur de l'avoir chassée du paradis.

Un premier mensonge qui rend coupables tous les descendants! Faut le faire, rendre Dieu coupable de tous ses malheurs. Par personnes interposées, parents, amis, conjoints, gouvernement, employeur, température, etc., c'est toujours Dieu que l'on rend coupable, consciemment ou non. On le rend aussi coupable de tous les problèmes du monde: de nous faire vivre l'abandon, la solitude, le manque, la souffrance, la maladie et la mort. Tous des scénarios de l'ego.

L'arme favorite de l'ego, c'est la culpabilité! Quand je maudis, je fais des jugements, j'accuse, et je condamne. Je fais quelqu'un prisonnier et je me fais gardien de sa prison. La colère est un jugement envers soi ou envers les autres. Ça semble libéré sur le moment, mais mon jugement me rend coupable. Bon Dieu je t'en veux! Ou, je m'en veux. Ensuite, je ressens de la peine. Je passe de persécuteur à victime en un temps deux mouvements. Dans un cas comme dans l'autre, le feu de la colère ou l'eau de la peine, c'est souffrant.

Dans son plan, l'ego a toujours un scénario de sauvetage. Il te dit, nie tout comme à la Commission Gomery. Si ça ne marche pas, fais porter le chapeau à quelqu'un d'autre comme à la Commission Charbonneau. Les planches de salut de l'ego ne fonctionnent pas puisque mensongères, donc pourries. Au fond, tu te sens toujours coupable et c'est souffrant d'attendre un verdict. Le mensonge et l'hypocrisie font vivre de la méfiance, la peur d'être découvert, d'être puni. Aucune position du triangle de l'ego, mensonge, domination, victime, n'est confortable. La seule solution valable de retrouver la lumière, la paix, la joie, c'est d'être dans la vérité. C'est reconnaître son ou ses erreurs et se responsabiliser.

Martin Belley

St-Nazaire

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