J'ai voté libéral

Francyne T. Gobeil candidate libérale à l'élection partielle... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Francyne T. Gobeil candidate libérale à l'élection partielle dans Chicoutimi.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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Le Quotidien

OPINIONS - Le 11 avril 2016. Jour d'élection partielle provinciale. Élection monotone, sans couleur, sans saveur, déprimante. À cause des candidats? Pas seulement eux, elles. À cause du printemps qui retarde, des Canadiens éliminés?

J'en étais à me poser ces questions quand, de ma fenêtre, j'ai aperçu quatre de nos voisins, sans enthousiasme, qui s'affairaient (ou faisaient accroire) à ramasser le printemps. J'ai ouvert la fenêtre, histoire de tâter le pouls sur le 11 avril.

Ils étaient quatre, cinq avec moi. Un avait voté libéral, un avait voté PKP, un la CAQ, un n'avait pas voté et moi, la cinquième, libéral, pour la première fois de ma vie.

Ouf! Que je me suis dit! La belle unanimité! Les colorés bleus de Chicoutimi, comme disent les médias tous confondus, ne sont pas dans ma cour!

Parlons en chiffres. Le PQ l'a emporté avec 47 % des votes. Nous sommes 40 % à nous être déplacés pour voter. Et 47 % de 40 % de votants, ça veut dire que dans le bleu Chicoutimi, à peine une personne sur cinq a voté PQ lundi. Le même chiffre que dans ma cour hier. Pour qui auraient voté les 60 % qui ne se sont pas déplacés? Ou plutôt, pourquoi 60 % ne se sont pas déplacés? Les raisons ne manquaient pas : Normandeau, Hamad, etc.

On a eu des débats, 3 ou 4, avec des journalistes « allumés » quand ce n'était pas « agressifs ». Qu'est-ce qu'un candidat qui s'en va dans l'opposition peut promettre, à part chialer en choeur sur tout ce que le gouvernement en place fait?

Allo! Vous vous en allez dans l'opposition! Votre parti n'a pas le pouvoir! Commencez par prendre le pouvoir! Si vous êtes capable. C'est le début.

La candidate libérale a gagné mon vote pourtant, à cause des débats. Elle était souriante, polie, reconnaissait ne pas avoir toutes les réponses. Elle se présentait comme députée. Elle n'était pas encore dépositaire du programme de son parti au pouvoir. Elle venait tout juste d'accepter le défi de nous représenter au gouvernement. Les trois autres avaient toutes les « réponses » qu'ils ont radotées à chaque échange, et pour une, de manière sèche, voire même très sèche.

Je finis avec la photo de famille du parti gagnant. Ça donne mal aux yeux. Tous ces sourires autour de la gagnante et de PKP qui sonnent faux. Les images sont bavardes et sans filtre. Elles ne trichent pas sans Photoshop.

Ce n'est que mon opinion sans aucune prétention. Il n'y a pas d'opinion inutile, même si elle est toute seule.

Pauline Germain

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