Autopsie partielle d'une partielle

Mireille Jean, entourée de l'ancien député de Chicoutimi,... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Mireille Jean, entourée de l'ancien député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, et du chef Pierre Karl Péladeau, a pleinement savouré cette victoire décisive par une majorité de 3000 votes.

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Le Quotidien

CHRONIQUE / Carol Néron, ex-éditorialiste du journal Le Quotidien, dans le débat du vendredi dans ce même journal, a cherché à exagérer le côté obscur du PQ en matière de corruption politique. Sûrement pour diminuer l'impact négatif des derniers sondages sur la candidate libérale, Francyne T.Gobeil. Mais ça n'a pas marché. Par exemple, on aimerait bien savoir où Sam Hamad a récolté 171 000 $ en 2009 pour son financement politique. La faute mortelle libérale n'a pas de commune mesure, à moins de faire preuve de partisanerie exagérée, avec le péché véniel péquiste.

Ceci étant dit, on a trop insisté sur les « externalités » à la personne pour expliquer la défaite annoncée de la candidate libérale. Les affaires Normandeau et Hamad au niveau provincial, sans oublier le mauvais karma en la personne de Jean Tremblay, lequel, un sondage l'a révélé, a fait ombrage à la candidate libérale. Mais encore, il y a eu la très faible marge de manoeuvre que lui a accordée son chef, quant aux promesses à mettre de l'avant pour séduire l'électorat. Dès le début de la campagne, Philippe Couillard a indiqué la voie à suivre à sa candidate en l'enjoignant à s'en tenir à la ligne de parti, notamment sur le dossier du registre des armes à feu.

Quelle ressource restait-il alors à madame Gobeil? Nada, mise à part sa personnalité comme angle d'attaque. Néanmoins, une personnalité que j'ai trouvée, sans être le seul, terne et dépourvue de charisme pour rivaliser avec ses adversaires. En fait foi son leitmotiv trop souvent martelé : « Fiez-vous sur moi, j'ai l'expérience pour faire avancer des dossiers. » « Fort bien, madame! Mais, en matière de chair autour de l'os? », ont dû se questionner bien des votants.

Une autre candidate que l'on a sacrifiée sur l'autel de la sacro-sainte dictature partisane.

Marcel Lapointe

Jonquière

Mourir au Ciusss

Mais d'où vient donc cette idée « géniale » de faire maintenant mourir les gens de la région au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean? Pourquoi, depuis quelque temps, dans les avis de décès, on indique cette longue nomenclature « CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean » avant de connaître l'endroit réel du décès d'une personne, soit l'hôpital ou autre centre d'hébergement? Si on regarde dans les avis de décès à Québec par exemple, on mentionne uniquement l'Hôtel-Dieu de Québec, l'hôpital de l'Enfant-Jésus. Pourtant, là aussi ils vivent le même regroupement des hôpitaux.

Récemment, dans le journal, il était question de la problématique du stationnement de l'hôpital de Chicoutimi. On n'a jamais mentionné qu'il y avait un problème de stationnement au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, hôpital de Chicoutimi. Jamais! La même chose pour un dégât d'eau ou autre problème. Même le ministre Barrette annonçait cette semaine l'urgence de la réfection du bloc opératoire de l'hôpital de Chicoutimi, pas du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, hôpital de Chicoutimi. Pourquoi alors faut-il, quand une personne décède, annoncer sa mort en passant par le centre de gestion des hôpitaux de la région? Obligation est-elle faite par les administrateurs du CIUSSS aux directeurs de funérailles de passer par le CIUSSS (administration) pour annoncer le décès d'une personne?

Chers gestionnaires, du CIUSSS, si un membre de votre famille est hospitalisé, dites-vous qu'il est au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, hôpital de Chicoutimi? Et s'il est sur le point de décéder, le faites-vous transporter dans vos bureaux, ou vous le laisser au département des soins? Et si moi j'ai besoin de soins, dois-je me présenter au CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean, passer par vos bureaux pour vos informer de mon arrivée, ou si je me rends directement à l'urgence de l'hôpital?

Que je sache, les gestionnaires du CIUSSS ne soignent pas les malades sur les départements, pas plus qu'ils sont auprès des familles quand survient un décès. Les familles et le personnel, c'est à l'hôpital qu'ils vivent ces événements, pas au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Pour une, quand mon mari est décédé récemment, j'ai carrément refusé qu'on le fasse passer par le CIUSSS dans l'annonce de son décès. Il est décédé à Chicoutimi. Et j'ai pris bien soin d'adresser mes remerciements au personnel soignant des départements où il a été traité. Ce ne sont pas les administrateurs du CIUSSS qui se sont occupés de lui. Cessez de vous accorder ce qui ne vous appartient pas. Laissez au personnel ce qui lui appartient. Et vous les administrateurs, gérez ce que vous avez à gérer : soit le maintien adéquat du parc immobilier, l'engagement et le soutien du personnel, la distribution équitable des sommes nécessaires pour que chaque lieu de soins reçoive ce qui lui est dû. Ainsi, le personnel soignant pourra remplir sa mission, c'est-à-dire être présent d'une façon efficace et surtout humaine auprès des malades.

Rappelons-le, un hôpital, ce n'est pas le CIUSSS. Le CIUSSS, c'est le regroupement et le centre de gestion des divers lieux de soins dans la région. On ne meurt pas au CIUSSS pas plus qu'on y accouche. Vous voyez ça? « Hé maman, bonjour! Ce matin, j'ai accouché au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, hôpital de Chicoutimi! Pourquoi pas tant qu'à y être! Ah! Ah! Ah!

Monique Caron

Chicoutimi

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