Garneau se prend pour Don Quichotte!

Richard Garneau, président et chef de la direction... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Richard Garneau, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu.

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OPINION / Le 5 avril dernier, j'ai assisté, comme plusieurs personnes de la région, à une présentation de M. Richard Garneau, président de Produits forestier Résolu sur l'urgence d'agir pour aider et sauver notre industrie forestière.

Devant un auditoire qui lui était grandement favorable, M. Garneau a pu se laisser aller librement sur ses différends avec les représentants de Greenpeace et sur leurs manières d'agir.

Pour étayer ses dires, il a constamment fait référence à l'émission de télévision «Enquête» qui dévoilait plusieurs désinformations volontaires de la part des dirigeants de Greenpeace.

Il a aussi basé son argumentaire sur le rapport Bergeron-Gélinas pour bien nous faire comprendre toute la vulnérabilité du Québec, principalement notre région, devant les normes de certifications de plus en plus exigeantes. D'autre part, il nous a expliqué la facilité qu'ont certaines Premières nations à les utiliser comme moyen de pression sur les gouvernements.

Comme personne interpellée dans ce dossier, j'ai perçu chez M. Garneau un homme qui s'est donné une mission sans s'occuper des effets collatéraux qu'elle engendrait. Il a décidé de ne pas plier devant ces activistes, même si son entêtement le rend impopulaire devant la société et nos gouvernements.

Moi aussi, j'ai eu des adversaires dans ma carrière, mais souvent au nom de la collectivité et surtout pour ceux qui avaient placé leur confiance en moi, je n'ai pas été jusqu'au bout de mes convictions. Je n'ai jamais poussé l'audace à accrocher dans mon bureau des photos et des découpures de journaux appuyant mes victoires.

Car, à l'écoute de l'émission Enquête , ma perception devant ce geste allait au-delà de la mise en évidence de trophées. Cela ressemblait plutôt à des scalpes pour montrer jusqu'où il pouvait aller.

M. Garneau, s'il vous plait, pensez à ceux qui dépendent de votre entreprise, car vous savez très bien qu'une victoire contre Greenpeace et le refus de vous conformer aux normes n'aideront en rien votre précieuse région et vos actionnaires. Vous savez tout comme moi qu'une victoire judiciaire dans 4 ou 5 ans ne ferait pas revenir les acheteurs qui vous ont quitté.

Pour vendre à l'étranger présentement tout comme l'indique le rapport Bergeron-Gélinas, il vous faut des normes reconnues internationalement et vous le savez. Si vous aviez dit à votre auditoire que vous avez fermé des machines à papier par manque de bois, nous aurions la possibilité de vous aider. Même nos gouvernements trouvent que nous avons assez de bois disponible au Québec présentement et que, si le contraire se produisait, ils seraient à l'écoute des besoins des entreprises forestières.

M. Garneau, Don Quichotte s'est battu toute sa vie contre des moulins à vent.

Raynald Lapointe

Retraité de la papeterie d'Alma

Trois femmes fortes et courageuses

Josée Néron, Christine Boivin et Julie Dufour, vous incarnez la démocratie, la courtoisie, le respect, le savoir-vivre et l'équité à Saguenay.

J'ai honte, je suis gênée, embarrassée, indignée par ce que j'ai entendu, vu et vécu à la réunion du conseil qui se tenait à La Baie, le 4 avril dernier!

Mesdames, je vous demande pardon de ne pas m'être levée pour dénoncer ces attaques à répétition contre vous et dont j'ai été témoin.

Je dénonce les propos tenus contre vous par le premier magistrat; les injustices de ce personnage qui a défait toutes vos résolutions; l'inertie, le silence et l'assujettissement de vos 14 collègues qui sont élus pour servir les citoyens d'abord et non le maire d'abord.

Les allégations que le maire vous a crachées à la figure, Mme Boivin, sont des calomnies. Vos propos et démarches sont légitimes et répondent aux besoins et demandes des personnes que vous servez.

Merci infiniment à toutes les trois pour le travail de recherche, les résolutions sans cesse défaites, vos interventions, votre persévérance, votre présence, votre écoute de tous les citoyens et citoyennes. Vous exercez un leadership de service et non de pouvoir.

Je vous souhaite de ne pas baisser les bras. Car, c'est grâce à vous que la vie est revenue non seulement au conseil de ville de Saguenay, mais à Saguenay. Vous nous avez donné espoir de voir renaître la démocratie.

Et comme dans la chanson de La Bolduc, je vous dis: «Ça va v'nir, p'is ça va v'nir, p'is ne vous découragez pas!»

Jacqueline Gravelle

Jonquière

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