Le mode de scrutin

Les citoyens de Chicoutimi sont appelés à voter le 11 avril prochain. La pierre... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le Quotidien

Les citoyens de Chicoutimi sont appelés à voter le 11 avril prochain. La pierre d'assise sur laquelle reposent tous les autres enjeux doit être abordée: le mode de scrutin.

Notre mode de scrutin actuel déclare gagnant le candidat qui a le plus de votes dans sa circonscription. À l'échelle du Québec, saviez-vous que ce mode de scrutin a déjà créé des distorsions assez aberrantes à l'Assemblée nationale? Par exemple, en 1998, alors que le Parti libéral avait eu le plus de votes (43.6%), il formait l'opposition avec 48 députés. Le Parti Québécois (42.9% des votes) se retrouvait majoritaire avec 76 députés! Plus près de nous, le gouvernement libéral actuel a 100% du pouvoir, pourtant c'est 41.5% des votes exprimés qu'il a obtenus!

Au fil des décennies, il y a eu de nombreux sondages, projets et consultations. Il y a eu États généraux, commission parlementaire, avis du Directeur général des élections, avant-projet de loi... Après 40 ans de volte-face des partis traditionnels, le dossier est encore au point mort à cause de l'opportunisme électoral à courte vue.

Pourtant, un sondage CROP publié en avril 2015 indiquait que 70% des Québécois sont favorables à l'adoption d'un mode de scrutin de type proportionnel. Les éléments faisant consensus sont connus. La population veut des gouvernements qui représentent mieux le pluralisme politique et l'appui populaire aux divers partis, reconnaissent l'importance des régions dans la vie parlementaire et visent la représentation politique des femmes et des hommes la plus égalitaire possible.

Est-ce utopique au Québec? Nous croyons que le temps est venu pour un changement. Déjà, 85% des pays industrialisés utilisent un mode de scrutin de type proportionnel. La Nouvelle-Zélande a modifié son mode de scrutin en 1993. Après avoir expérimenté le mode proportionnel durant cinq élections générales, la population a réaffirmé son choix lors d'un référendum en 2011. Au niveau fédéral, le gouvernement libéral s'est engagé à ce que l'élection d'octobre dernier soit la dernière sous le mode de scrutin uninominal à un tour. Avec la conjoncture actuelle où les citoyens sont de plus en plus cyniques envers leurs élus, il est temps de développer une culture de coalition et de collaboration. Il est grand temps de renforcer la confiance de la population envers sa classe politique dont vous voulez faire partie. Vous avez envie de défendre des idées et des valeurs en vous présentant comme candidat. Les citoyens et citoyennes de Chicoutimi souhaitent appuyer l'un ou l'une de vous pour ces valeurs que vous défendez et ils demandent de voter selon leurs valeurs.

À cet égard, nous vous prions de préciser clairement votre position sur cet enjeu politique avant la fin de la campagne.

Cordialement,

Lynda Youde, Suzie Devost, Anne Guay, Carol Boucher et Denis Lavallée

Mouvement Démocratie Nouvelle

Isabel Brochu, consultante en développement

Engelbert Cottenoir, CSN du Saguenay-Lac-St-Jean

Jean-Marc Crevier, citoyen

Marc Maltais, FTQ - Saguenay-Lac-Saint-Jean

Michel Roche, professeur de science politique (UQAC)

Tel père, tel fils

En campagne électorale, Justin Trudeau promettait un déficit budgétaire de 10 milliards$. Un petit trou d'eau, un nid-de-poule quoi! À peine élu, son gouvernement présente un premier budget déficitaire de 30 milliards$. C'est 300% à côté de la cible. Un marécage annoncé de 120 milliards$ dans quatre ans. Ce n'est pas grave, il n'y a rien là, il s'appelle Trudeau, il est beau, bien habillé, sexy, alouette... Pourtant, il avait un plan, disait-il.

Chers Canadiens, à la veille de Pâques, moi Justin Trudeau, je vous prépare de beaux cocos. Il y en aura pour toutes les familles canadiennes. Je suis le sauveur et la résurrection du Parti libéral du Canada. Ces beaux cadeaux, je vous les mets sur votre carte de crédit. Vos petits-enfants et arrière-petits-enfants auront à les rembourser, capital et intérêts. Autrement dit, des cadeaux empoisonnés. Faites-vous-en pas, mes propres enfants sont immunisés contre les déséquilibres budgétaires et la dette. Mon père Pierre n'a pas tout dépensé l'héritage de mon grand-père. Pierre vivait bien avec le salaire de l'État. Vous concitoyens, feriez-vous cela à vos enfants et à vos petits-enfants? Justin Trudeau et compagnie le font à la face de tous.

Mon père Pierre Trudeau m'a appris à faire des pirouettes. La plus célèbre est devant Sa Majesté Elizabeth II, reine de l'Angleterre, du Royaume-Uni et du Canada, bien entendu. Il y a une dizaine d'années, elle nous coûtait plus de 50 millions de dollars annuellement, ajoutez l'indexation, pour avoir sa photo à l'endos du huard, dans les édifices du parlement, etc.

Pierre nous a appris à faire le pitre en faisant la chandelle en se tenant la tête en bas. Aujourd'hui, les spécialistes de la santé nous apprennent que ça peut causer des commotions cérébrales. Le cerveau n'est pas fait pour un afflux de sang aussi grand. Au diable l'équilibre pendant son règne. Il a fait passer la dette du Canada de 16 milliards à 225 milliards$. Pas gêné du tout, sans remontrance, il pouvait faire un doigt d'honneur aux journalistes, ceux-là mêmes qui essaient de nous témoigner de la vérité.

Déjà, le PLC nous fait regretter les conservateurs qui, malgré leurs défauts, savent compter. L'erreur que le Parti conservateur a faite, c'est de ne pas avoir changé de chef après huit ans de mandat. Un Bernard Lord, un natif du Lac- Saint-Jean et ex-premier ministre du Nouveau-Brunswick aurait pu humaniser ce parti teinté du Reform Party.

Martin Belley

Saint-Nazaire

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