Le moins pire

Vue de Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Vue de Chicoutimi

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Le Quotidien

Il y a quelques années, notre jeune famille saguenéenne a dû s'exiler quelque part dans la couronne nord de Montréal pour y gagner sa vie. Parents, diplômés de l'Université du Québec à Chicoutimi, avons présentement un boulot qui n'est pas nécessairement à la hauteur des qualifications pour l'un, incomplet pour l'autre.

On se sent comme en disgrâce face à la société, nos espoirs sont déçus. Quoique nous espérons toujours des jours meilleurs, que cessent de promettre les augures économiques et les politiciens dont une partie du cerveau est sans cesse tournée vers le prochain vote électoral. À plus forte raison, si cela pouvait nous permettre de retourner dans notre belle région natale, retrouver notre chère famille et notre cercle d'amis rapprochés qui nous manquent beaucoup.

Attachés que nous sommes au Saguenay, nous suivons avec intérêt sur internet ce qui s'y déroule d'intéressant. Au plan politique notamment, il y a une élection partielle pour remplacer la «dynastie» des Bédard; plus de 40 ans de «péquisme», ce n'est pas rien. Évidemment, nous ne voterons pas, le 11 avril prochain, mais si c'était le cas, notre choix ne se porterait pas sur le Parti libéral, qui a promis son quart de tonne d'emplois lors de son élection en 2014 et qui n'a jamais livré la marchandise.

Nous avions espoir en monsieur Couillard crédible et doué d'un beau charisme, mais cet espoir s'est vite transformé en déception vu les derniers chiffres du chômage révélés: le Saguenay est toujours en haut de la moyenne québécoise. En plus, le premier ministre du Québec l'a dit l'autre fois aux nouvelles: «On n'y peut pas grand-chose, c'est la conjoncture économique mondiale qui veut cela».

Il y a aussi la sempiternelle question de la corruption dans ce parti, qui est ressortie de façon spectaculaire quand madame Nathalie Normandeau, une ex-ministre de l'ancien premier ministre, Jean Charest, a été arrêtée et accusée d'avoir recueilli frauduleusement de l'argent pour le Parti libéral. Et elle ne semble pas être seule dans son cas. Combien sont-ils dans le cabinet actuel du premier ministre à avoir fraudé avec l'argent du contribuable?

Avec cette élection partielle, les électeurs du Saguenay devraient donner une bonne leçon au Parti libéral arrogant, mais nous doutons que cela arrive parce que l'appui aux péquistes a fortement chuté aux dernières élections dans la circonscription de Chicoutimi, que le parti au pouvoir a le bon bout du bâton en élection partielle, et que, selon nous, le chef péquiste est plus nuisible qu'aidant pour la candidate du PQ.

Pour s'assurer de battre le Parti libéral, il faudrait que le candidat de l'un des autres partis dans la course se désiste au profit de la candidate du Parti québécois. Une simple question d'addition, quoi! Oscar White n'a-t-il pas déjà dit que la politique est le choix du moins pire? Donc, reporter le vote antilibéral sur un candidat commun assurerait la victoire au PQ. Un récent sondage de la compagnie Léger Marketing indique qu'une coalition PQ-CAQ pourrait recueillir plus de 40% du vote au Québec, dont 50% du vote francophone. Alors, il faut juste imaginer les résultats dans un comté ultra francophone. Une coalition de circonstance, pour tout dire.

Marie Lou Jean

Michel Jean

Diplômés de l'UQAC

Saint-Jérôme

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