Une parole de Dieu bien mal entendue

OPINION / J'étais parmi les quelque 800 personnes présentes, ce dernier samedi,... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

OPINION / J'étais parmi les quelque 800 personnes présentes, ce dernier samedi, pour rendre un dernier hommage à un citoyen de Roberval, un grand ami, Jacques Girard, qui avait su durant toute sa vie raconter le quotidien des gens bien ordinaires, et ainsi nous apprendre à mieux les comprendre, à mieux les admirer à partir de cet adage qu'il avait fait sien: «Le monde est beau quand on le regarde comme il faut!», et c'est justement ce qu'il s'était efforcé de faire à titre d'écrivain avec beaucoup de compréhension et d'habilité dans ses «Nouvelles du Lac».

L'abbé Bruno Tardif, ordonné il y a à peine 8 ans, un prêtre vraiment de son temps, avait préparé avec soin et une grande profondeur une cérémonie de la parole faisant ainsi place à la messe traditionnelle des funérailles. Ce qui pouvait permettre aux fidèles présents d'entendre la parole de Dieu dans un contexte tout particulier pour encore mieux saisir et ainsi réaliser tout le sens du message s'imposant dans le cas de la perte d'un être d'une aussi imposante grandeur qu'était l'ami Jacques.

Mais encore fallait-il l'entendre ce message rendu inaudible dans ce temple religieux par un système de son peu convenable et provenant des haut-parleurs très peu conformes pour que la parole de Dieu puisse y être bien comprise. C'est l'essence même de ce genre de cérémonies qui y sont célébrées: parler aux fidèles présents de cette grâce que Dieu peut apporter aux êtres humains dans ces moments si douloureux que représente la perte d'un être cher.

Malheureusement, le son diffusé par les haut-parleurs de cette église ne permet pas du tout de bien saisir le message qui y est prodigué. Je n'arrive pas à comprendre qu'on ne puisse trouver les ressources nécessaires pour y apporter les changements qui s'imposent. On arrive bien à fournir un son même très valable dans les grands centres sportifs, pourquoi ne le ferait-on pour une église aussi moderne et accueillante que celle de Notre-Dame de Roberval?

Les cérémonies religieuses reposent particulièrement sur deux points: le message et les offrandes. C'est essentiel que le message de Dieu soit entendu! Or, comment peut-il l'être dans ces conditions. Les paroissiens de l'endroit auraient intérêt à en faire une priorité, et surtout y trouver les ressources financières nécessaires pour y apporter dans l'urgence les modifications qui s'imposent. Il faut comprendre que nous sommes en 2016, et je ne vois pas comment on n'arrive pas à y parvenir. L'Église est toujours appelée, à ce que je sache, à jouer un rôle essentiel dans la vie des gens pour leur prodiguer cette vertu d'une grande espérance en des jours meilleurs, mais elle ne peut se risquer plus longtemps, au moment où nos églises si vident de plus en plus, de faillir à la tâche pour des questions purement matérielles.

Jean-Claude St-Pierre

Ex-paroissien de Notre-Dame de Roberval

Saint-Augustin-de-Desmaures

Marine Le Pen, rafraîchissante

Je ne parle pas ici de ses idées, je ne parle pas ici de ses politiques, ce dont je parle ici, c'est de la façon solide, rafraîchissante et éclairée que Mme Le Pen a répondu à la journaliste Anne-Marie Dussault de Radio-Canada lors d'une entrevue d'une trentaine de minutes la semaine dernière.

Une leçon de démocratie faite à Mme Dussault qui pour sa part, si l'on peut dire, eut presque l'air d'une enfant d'école face à Mme Le Pen. Pendant que Mme Dussault cherchait continuellement à mettre Mme Le Pen en boîte en utilisant l'insinuation, les accusations malveillantes, les clichés, les informations mal fouillées, faisant subir une espèce de procès à Mme Le Pen, celle-ci, intelligemment, rapide d'esprit, poliment mais fermement, a ramené Mme Dussault sur ses véritables intentions, si on peut dire son agenda caché, et sur l'importance du respect de pouvoir avoir une opinion différente dans la paix bien sûr, sans pour cela se faire accusé de tous les maux, dont le racisme, de ne pas se mêler de ses affaires et de ne pas être aimé par le monde politique en général. Je dirais même que dans cette entrevue, Mme Dussault a été à la limite de la malveillance intellectuelle.

Au Québec, nous avons besoin de plus en plus de ce genre de personne débattant intelligemment sans tomber dans le rabaissement de l'autre ni le mépris dès que quelqu'un n'est pas d'accord.

En terminant Mme Dussault, votre rôle en tant que journaliste nécessite d'avoir un minimum d'objectivité, ce dont vous avez cruellement manqué lors de cette entrevue.

Jean-Marc Girard

Jonquière

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer