Lettre au ministre Sébastien Proulx

Vous avez la responsabilité de la réussite de votre école. (Infographie Le Soleil)

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Le Quotidien

Vous avez la responsabilité de la réussite de votre école.

Dans l'angle mort des statistiques de l'éducation du Québec, nous retrouvons bon an, mal an entre 25% et 30% de jeunes qui n'obtiennent pas leur diplôme d'études secondaires avant l'âge de 20 ans. Qui sont-ils? Ces jeunes ont un nom, une histoire de vie, une famille. Ils occupent un territoire, habitent un quartier, un village.

Qui peut les aider à réussir? Pour l'AQPDE, le projet de loi 86, qui modifie la gouvernance des commissions scolaires, rapproche l'école du lieu de décision et assure une plus grande place aux parents, bien que perfectible. C'est une partie de la réponse. Il place les directions d'établissement scolaire au coeur des décisions et est le point de départ d'une mobilisation collective auprès des jeunes qui ont besoin d'un coup de pouce pour réussir à se faire une place dans notre société.

Les directions d'établissement scolaire avec leur personnel sont les mieux placées pour créer un environnement propice à la réussite. Ce sont elles qui peuvent choisir les stratégies efficaces en réponse aux besoins particuliers des élèves; qui sont en mesure de dire si un élève doit être inscrit dans un parcours individualisé; qui peuvent identifier le service spécialisé nécessaire à un jeune en difficulté pour l'amener vers la réussite. Chaque école doit obtenir plus d'autonomie pour adapter ses actions, en finir avec le mur à mur. C'est ce que le projet de loi 86 propose.

Nos jeunes sont les leaders de demain. Ils seront le moteur économique et social de nos régions. Accorder un plus grand pouvoir décisionnel aux membres de la communauté devient impératif. L'AQPDE en appelle au ministre et aux oppositions de procéder à l'adoption de ce projet de loi, avec les modifications qu'il requiert.

Monsieur le ministre, vous avez un devoir envers la réussite de nos jeunes. Il est aussi temps de doter le Québec d'une politique nationale de l'éducation décentralisée, de réinvestir et que ces sommes soient allouées à celles et ceux qui font l'école au quotidien: les directions avec les membres de leur équipe-école.

Danielle Boucher,

Présidente de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE)

Cet hymne au printemps de Félix!

Comment ne pas se sentir interpellé par L'hymne au printemps, cette grande et magnifique chanson de Félix Leclerc! Bien que la thématique de la chanson soit le printemps, Félix nous trace, dès les premières paroles, un portrait hautement poétique de l'automne, saison du deuil et de la nostalgie: «Les blés sont mûrs et la terre est mouillée/Les grands labours dorment sous la gelée/L'oiseau si beau hier s'est envolé/La porte est close sur le jardin fané.»

Lorsque la saison des feuilles mortes tire à sa fin, il faut bien envisager l'hiver avec une certaine mélancolie: «Comme un vieux râteau oublié/Sous la neige je vais hiverner/Photos d'enfants qui courent dans les champs/Seront mes seules joies pour passer le temps.» Et avec l'idée seule des grands froids qui approchent: «Mes cabanes d'oiseaux sont vidées/Le vent pleure dans ma cheminée»; il est alors possible de s'inventer un espoir ayant l'ampleur d'un hymne: «Mais dans mon coeur je m'en vais composer/L'hymne au printemps pour celle qui m'a quitté.»

Dès lors, l'hiver devra comprendre que le coeur de l'homme restera chaud en attendant celle tant espérée: «Quand mon amie viendra par la rivière/Au mois de mai après le dur hiver.» Cet espoir nous ressemble tous en quelque sorte. Malgré nos ruptures, nous cherchons à nous réapproprier à l'avance le printemps, saison de notre renaissance: «Je sortirai bras nus dans la lumière/Et lui dirai le salut de la terre.»

Peu importe la lecture que l'on peut faire de L'hymne au printemps, cette chanson nous transporte au-delà des petitesses de la vie. Elle est portée par un souffle de grandeur, qui évoque la beauté de la nature: «Vois les fleurs ont recommencé/Dans l'étable crient les nouveau-nés/Viens voir la vieille barrière rouillée/Endimanchée de toiles d'araignées/Les bourgeons sortent de la mort! Papillons ont des manteaux d'or.» Le printemps est ainsi magnifié sous la plume d'un grand visionnaire. La nature devient la plus belle des métaphores pour évoquer le sentiment de délivrance: «Près du ruisseau sont alignées les fées/Et les crapauds chantent la liberté (bis).»

L'hymne au printemps est un des plus grands textes de chanson de langue française à avoir été écrits. Portée par une musique des plus émouvantes, cette chanson de Félix Leclerc est un chef-d'oeuvre en son genre.

Yvan Giguère,

Fondateur de la Journée de l'Hymne au printemps

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