Une pensée pascale

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Le Quotidien

Comme il semble bien que la religion soit trop souvent source de discorde, de haine et de tuerie entre les hommes, je voudrais ici adresser une petite réflexion presque athée. Parce que vous savez en ce moment, ma propre foi est ébranlée. Devant les actes de barbaries qui ont secoué l'occident en 2015 et le tout dernier de Bruxelles, j'ai le pardon difficile. J'ai grand peine à saisir et à accepter les enjeux de cette haine et de cette ignominie qui trace une frontière entre une partie de l'orient et de l'occident. Je me dis que nous n'allons nulle part, sinon tout droit vers un chaos de plus en plus grand. La haine prend de l'expansion en notre monde et les outils pour propager la terreur sont de plus en plus grands et de plus en plus accessibles dans les mains des fous de Dieu.

La source du mal est pernicieuse et semble devenir irréversible. Le monde dans lequel je vis et dans lequel j'espère, me provoque et se moque de moi et de mes élans d'amour. La haine est glorieuse et il nous faut à tout prix la décimer à sa source. Y parvenir semble utopique. Demeurons vigilants et à tout le moins dressons-nous contre les tentatives de la haine. Le fameux aimons-nous les uns les autres peut servir encore de toile de fond face aux actes infâmes des terroristes de notre monde.

Mais mon cher Jésus, il nous faudra bien plus que de bonnes paroles pour endiguer le mal si nous voulons envisager un monde à l'effigie de la paix et de l'amour. Hélas!

Yvan Giguère

Saguenay

Un parti sain

«C'est pas pour rien qu'ils gagnent tout le temps», me lança mon conjoint, quand avons appris que les ministres de Jean Charest, avant 2011, dont Nathalie Normandeau, avaient pour consigne de ce dernier de recueillir au moins 100 000 dollars par année en dons, auprès des firmes en génie-conseil, pour garnir les coffres du parti libéral du Québec. On est au pouvoir, alors profitons-en, hein! Et que dire du tout dernier sondage Léger, révélant qu'il existe une rupture profonde entre les citoyens et les élus? Soixante-douze pour cent des personnes sondées abondent dans ce sens.

Pour montrer que les écuries d'Augias sont maintenant propres chez les libéraux, comme l'avance le premier ministre Philippe Couillard, pourquoi ne pas débarrasser les coffres du parti de l'argent salement amassé et l'utiliser pour créer un fonds anticorruption? Ledit fonds pourrait, notamment, servir à récompenser les bonnes pratiques politiques des partis visant le respect du bien commun: l'argent du peuple par exemple; ou pour donner encore plus de moyens à l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Un calcul rapide indique que 100 000$ X 30 ministres X 10 ans, cela donne 30 M$. Que voilà une jolie somme pour commencer à créer ledit fonds! Parce qu'il ne faut pas s'illusionner, la corruption en politique est un mal endémique que seul un outil comme l'UPAC peut contenir.

Louise Brassard

Saguenay

Le respect avant le pardon

Je veux réagir à la lettre d'opinion de monsieur Guy Thauvette et son groupe dans le Devoir du 22 février dernier; lettre dans laquelle il dénonce la façon dont sont traités nos coureurs des bois canadiens-français dans le film américain «Le Revenant». La représentation qu'on en fait dans le film est navrante, selon Thauvette, parce que l'on y fait passer nos ancêtres coureurs des bois pour des assassins, des voleurs et des violeurs d'Indiennes. Navrant, dites-vous? Mais reconnaissez, monsieur, que le butin de guerre du conquérant, quel qu'il soit, a toujours été démesurément garni. Après des siècles de colonialisme envers les Premières Nations, que l'on se fasse rappeler dans un film «oscardien» notre propre complicité dans ce que vous qualifiez si bien de génocide culturel et de dislocation du tissu social des autochtones, devrait nous inciter à dépasser ce que vous qualifiez également de balbutiement d'une première réconciliation.

Que reste-t-il de «l'autochtonomie» des Premières Nations? Il fut une époque où elles peuplaient la Nouvelle-France bien davantage que nos ancêtres, les premiers colons français. Combien en reste-t-il aujourd'hui? Où sont-ils tous passés mis à part celles et ceux qui, pour une bonne proportion, vivent misérablement cantonnés dans des réserves? Si nous, Québécois de souche, sommes si chaleureux, accueillants et empreints d'amour du prochain, comme vous l'affirmez, pourquoi les avoir confinés sur des territoires restreints au possible et avoir fait interner leur progéniture dans des pensionnats afin de les faire disparaître en les assimilant? Et de surcroît, à l'intérieur de ces prisons déguisées en institutions pour en faire de bons catholiques francophones, on leur a fait subir des actes barbares innommables. D'hier à aujourd'hui, les francophones de souches ont traîné certains vieux démons issus de notre attitude colonisatrice envers les Premières Nations. À titre d'exemple: la disparition de milliers de femmes autochtones sans que l'on en connaisse les causes exactes et la dénonciation de policiers de Val-d'Or accusés d'agression sexuelle envers elles.

Jean Michel Lapointe

Saint-Jérôme

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