Une autre victime

Luc Hamel... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Luc Hamel

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le Quotidien

«Les parents ont vécu l'enfer, et la bombe a éclaté»; voilà ce qu'affirment les parents de Luc Hamel. En entrevue avec Le Quotidien, le couple Hamel a confirmé que leur enfant souffrait d'une maladie mentale. Les parents n'ont pas voulu élaborer sur cette maladie, mais ont indiqué qu'il en souffrait depuis plusieurs années.

C'est tout à fait ce que vivent des centaines de familles qui fréquentent régulièrement le Maillon. Les familles sont prises en otage. Elles sont coincées entre leur proche souffrant de maladie mentale qui a le droit de refuser les soins et eux qui vivent de la violence, de la peur et de grandes inquiétudes.

Il demeure important de mentionner que lorsque la personne est bien traitée elle n'est pas plus dangereuse que la moyenne des gens. Par contre, le fait que la loi P-38 a été modifiée a fait en sorte que les personnes peuvent refuser le traitement et ainsi sortir de l'hôpital avec une prescription qu'ils ne prendront pas, pour la plupart. Il existe une constante, dans la maladie mentale, c'est que les gens ne se croient pas malades: alors quand on n'est pas malade, à quoi bon prendre des médicaments!

Nous constatons aussi, depuis quelques années, que les cas des personnes qui allaient bien s'alourdissent, elles se désorganisent, car elles ne reçoivent pas les soins requis pour leur état, car elles peuvent refuser le traitement et, en plus, on ne tient pas compte des observations de la famille.

Les familles que l'on aide font exactement comme les parents de Luc qui ont tout tenté afin d'aider leur enfant devenu adulte. Chaque famille qui vit avec une personne atteinte de maladie mentale non stabilisée craint pour ce qui pourrait arriver. Ces gens sont dévastés. «En apprenant ce qui s'était produit, nous nous sommes dit que ce sont ses mains qui ont tué, pas sa tête», poursuit la maman, tout en essayant de contenir ses larmes et sa douleur, comme cité dans votre journal.

Le nouveau Plan d'action en santé mentale 2015-2020, rendu public le 9 octobre dernier par le ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Gaétan Barrette, rejoint quelques-unes des attentes des membres de l'entourage: implication des familles dans le suivi de leur proche, référence systématique vers les associations de familles et participation des membres de l'entourage dans la planification et l'organisation des services. Il reste encore à revoir la Loi pour que les personnes puissent être traitées.

Il s'agit, malgré tout, d'engagements du gouvernement du Québec envers les membres de l'entourage et on espère que ces recommandations seront suivies dans l'application.

Guylaine Laberge, Le Maillon, Saguenay

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