Le potentiel inexploité de nos forêts privées

OPINION / Une étude réalisée en 2012 par la Fédération des producteurs... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

Agrandir

Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

OPINION / Une étude réalisée en 2012 par la Fédération des producteurs forestiers du Québec à l'aide d'une méthodologie adaptée et de sondages sur le terrain nous a permis d'évaluer, pour l'année 2012 que le nombre d'emplois liés aux activités sylvicoles en amont de la transformation dans les forêts privées du Saguenay-Lac-Saint-Jean atteignait près de 1 000 emplois.

Ce qui correspondait à près de 170 emplois à temps complet. La même étude nous apprenait aussi que les sommes d'argent directement injectés dans le milieu par ces activités étaient de plus 25 millions de dollars annuellement.

Ces chiffres, bien que déjà importants, pourraient facilement être augmentés puisque l'étude a été effectuée en 2012 dans un contexte où la reprise venait tout juste de s'amorcer dans l'industrie forestière et le marché du bois était moyen tandis qu'il n'y avait pas de marché important pour le bois feuillu. Le chiffre d'affaires généré par la récolte étant alors environ 50% de ce qu'il pourrait être si on exploitait le plein potentiel de la forêt privée régionale. Le potentiel inexploité de nos forêts pourrait permettre rapidement d'ajouter plus de 100 emplois à temps complet à ce tableau et doubler les retombées directes. Et ce sans même compter celles liées à la transformation de ces bois. Dans le contexte économique qui prévaut actuellement dans la région, nos politiciens ne peuvent se permettre d'occulter ce potentiel.

Mais quelles sont donc les conditions nécessaires à l'atteinte du plein potentiel économique de la forêt privée régional? Consolider et accroître les retombées économiques reliées à la forêt privée requiert de mobiliser davantage de bois en provenance des 370 000 hectares de forêts privées de la région appartenant à plus de 7000 propriétaires forestiers. Cet objectif est réaliste puisque la possibilité de récolte annuelle est en croissance, des programmes gouvernementaux favorisant les investissements sylvicoles sont en place et un réseau de conseillers pour accompagner les propriétaires forestiers est bien déployé.

Mobiliser davantage de bois nécessitera cependant la mise oeuvre de diverses mesures pour atteindre les conditions nécessaires afin de motiver les propriétaires à produire et récolter du bois. Ces principales mesures sont:

• Favoriser les investissements sylvicoles chez les propriétaires afin d'augmenter la productivité des forêts.

• Créer une véritable synergie entre les bois des forêts privées et publiques afin de garantir des marchés stables et rentables aux bois issus de la forêt privée.

• Améliorer l'environnement d'affaires des producteurs forestiers par le biais, entre autres, de la fiscalité du revenu.

• Favoriser le renouvellement de la main d'oeuvre et la relève.

• Concilier la récolte de bois et la récolte forestière par la mise en place de systèmes de certification adaptés à la forêt privée.

L'atteinte de ces objectifs nécessitera cependant plusieurs modifications aux lois et règlements administrés par différents ministères. Elle sollicitera aussi une stabilité des revenus de l'activité forestière, ce qui signifie des budgets des programmes d'aide à la mise en valeur des forêts privées constants et prévisibles, des prix du bois satisfaisants aux vendeurs et acheteurs et des règles de taxation foncières et du revenu favorisant la production forestière. Et bien sûr, plus spécifiquement pour notre région, elle nécessitera de prioriser l'ouverture de marchés stables et rentables pour le feuillu.

La tâche est grande et le défi emballant non seulement pour tous les propriétaires forestiers, mais aussi pour l'ensemble de notre région.

Daniel Fillion, ING. forestier

Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les dés sont pipés

Les auditions de la commission parlementaire sur le projet du gouvernement du Québec de créer son propre registre des armes à feu débutent cette semaine. J'ai recensé trente-deux (32) organismes qui ont été retenus pour déposer des mémoires.

Peut-on m'expliquer pourquoi on y retrouve huit (8) associations de policiers et au moins huit (8) organismes communautaires qui ont déjà affiché publiquement leur position en faveur de ce registre? Par contre, on ne retrouve que trois (3) organismes qui représentent les chasseurs et propriétaires d'armes à feu qui s'opposent aussi publiquement à ce registre.

Les dés sont pipés, on pourrait déjà écrire les conclusions de cette commission parlementaire soi-disant démocratique. Pour couronner le tout, «notre» premier ministre Philippe Couillard impose tout aussi démocratiquement sa ligne de parti.

Avec toutes les contraintes imposées, hausse du prix des permis, lourdeur administrative et j'en passe, je songe sérieusement à me départir de mes armes à feu. Jouer au golf me conviendra peut-être jusqu'à ce qu'on nous impose un nouveau registre pour enregistrer les bâtons de golf.

Gilles Brassard

Dolbeau-Mistassini

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer