Un peu d'histoire sur le cours classique

Après sa création, le 15 août 1873, pendant des décennies le Séminaire de... (Infographie Le Soleil)

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Le Quotidien

Après sa création, le 15 août 1873, pendant des décennies le Séminaire de Chicoutimi a dispensé le cours classique dans le cadre de l'internat; c'est à titre d'exception qu'il commença à dispenser cet enseignement dans le cadre de l'externat. Mais, le virage le plus important fut la création de sections classiques sur l'initiative de Mgr Georges Melançon, évêque de Chicoutimi; du coup, les études classiques devenaient accessibles à un plus grand nombre de personnes et aux gens moins fortunés.

Notons que ces sections classiques n'offraient que les quatre premières années du cours classique, les quatre dernières années d'études devant être suivies au Séminaire de Chicoutimi, soit comme pensionnaire ou comme externe. C'est dans ce contexte que furent fondées, en 1947, la section classique de Chicoutimi, dirigée par les Soeurs du Bon-Pasteur du Couvent du Bon-Pasteur, et la section classique de Jonquière, dirigée par les Frères du Sacré-Coeur de l'école Saint-Michel. La première cohorte d'étudiants de l'externat classique de Jonquière terminait la classe de versification en juin 1951; dans cette cohorte, on retrouve notamment Denis Angers, un frère de Bernard Angers, et les signataires de ce texte.

Dès septembre 1947, les gens de Jonquière avaient donc accès, dans leur milieu de vie, aux quatre premières années du cours classique, soit huit ans avant la fondation du Collège classique de Jonquière, lequel fut fondé le 14 juin 1955. Il importe de noter que ce ne sont pas les Oblats de Marie Immaculée qui ont été les initiateurs de la mise en place d'un tel collège, mais bien un groupe constitué de huit laïcs, dont Joseph Angers fut un membre influent; ce projet a pu se réaliser grâce à Mgr Luc Morin, lequel fut le facilitateur de la mise en place de ce collège et non pas le «Père du collège» comme certains l'affirment. C'est ce même groupe de laïcs qui fit appel aux Oblats pour mettre en place et diriger ce nouveau collège. 

Au début de septembre 1955, le nouveau collège reçoit ses premiers élèves. Les Frères du Sacré-Coeur n'ayant pas accepté la proposition qui leur avait été faite d'intégrer le nouveau collège, la section classique de l'école Saint-Michel demeure alors sous la responsabilité de la Commission scolaire de Jonquière et des Frères du Sacré-Coeur; durant l'année 1955-1956, le Collège classique de Jonquière n'est donc constitué que d'une classe de Belles-lettres installée dans la salle paroissiale Saint-Dominique. À partir de l'année 1956-1957, la section classique de l'école Saint-Michel de Jonquière fut intégrée au nouveau collège classique par une décision de la Commission scolaire de Jonquière. 

Selon son frère Denis, en 1951-1952 Bernard Angers fait les trois premières années du cours classique à l'externat classique de Jonquière, en 1954-1955 il fait la quatrième année au Séminaire de Chicoutimi et de 1955 à 1959, il fait les quatre dernières années au Collège classique de Jonquière.

Le texte du journaliste Louis Tremblay, intitulé «Lucien Bouchard en deuil d'un ami très cher» et publié le 1er mars 2016 dans le journal Le Quotidien, nous laisse croire qu'avant la création du Collège classique de Jonquière, en 1955, les citoyens de Jonquière n'avaient pas accès, chez eux, aux études classiques, ce qui est erroné tel qu'établit ci-dessus; de plus, ce texte ne mentionne d'aucune manière la contribution majeure des Frères du Sacré-Coeur à l'enseignement des études classiques à Jonquière. Enfin, ce texte contient des affirmations imprécises, voire erronées, telles les suivantes: «C'est donc grâce à son père que le jeune Bernard Angers a pu faire son cours classique chez lui.», «C'est d'ailleurs dans cette école de Jonquière que Lucien Bouchard a effectué ses études classiques.». Louis Tremblay se devait plutôt d'écrire: c'est donc grâce à un groupe de laïcs, notamment à Joseph Angers, le père de Bernard Angers, que le jeune Bernard Angers a pu faire les quatre dernières années du cours classique chez lui et c'est d'ailleurs dans cette école de Jonquière que Lucien Bouchard a effectué les quatre dernières années de ses études classiques.

Allyre Gagnon

Réginald Lavoie

Chicoutimi

Zone portuaire en péril

Le directeur de la Zone portuaire à Chicoutimi, Fabien Hovington, était tout heureux d'annoncer qu'il y aurait une deuxième édition de la compétition de snowcross sur le site du Vieux-Port, en février 2017. À l'automne, dès l'annonce de la tenue d'une telle activité, j'exprimais mon incompréhension quant à la présence de motoneiges sur un site n'ayant rien en commun avec de tels engins.

Je n'étais nullement surpris par cette nouvelle tendance, car c'était écrit dans le ciel avec l'arrivée de Fabien Hovington aux commandes. 

L'annonce de la deuxième édition m'a cependant permis d'être réconforté dans mon opinion, car, sans le vouloir, monsieur Hovington m'a donné raison, du moins selon ses propos rapportés dans (un journal local). Parlant des coureurs, il y mentionne: «Ils ne sont pas habitués de voir une rivière à proximité de la piste, en plein coeur de la ville. Ils courent plutôt dans de grands champs en banlieue des villes».

Voilà, nous sommes les seuls morons à accueillir ce type de compétition en plein centre-ville, sur un site ayant une vocation tout autre. Je ne crois pas que les coureurs prennent le temps d'admirer la rivière après avoir enfourché leur bolide. Les autres organisations semblent donner priorité au gros bon sens quant au lieu où tenir des courses de motoneiges. Il faudrait faire de même à Saguenay, avant que la danse en ligne soit pratiquée au son des canons à sable préparant le site pour des courses de quads.

Laval Tremblay

Chicoutimi

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