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Le Quotidien

Si Saguenay et le Lac-Saint-Jean ont réussi une entente historique en s'associant pour la gestion des matières résiduelles, il faut espérer qu'il en sera ainsi concernant la venue du fameux bac brun. Sauf que pour un élu, en amont de la volonté politique, il faut aussi croire au développement durable. Quand j'écoute le maire de Saguenay au conseil municipal ou que je lis ce qu'il dit dans le journal pour ce qui est de la gestion des déchets organiques, j'ai l'impression d'être en présence de quelqu'un qui est si peu convaincu que c'en est désarmant.

Prenez l'autre jour au dernier conseil municipal à Chicoutimi, s'agissant du compostage à grande échelle et de biométhanisation des déchets putrescibles à Saguenay, il a passé plus de temps, en réponse à un citoyen qui s'interrogeait sur les intentions de la Ville en cette matière, à faire une nomenclature des aspects négatifs de la chose, que l'inverse : coûts exorbitants et non-rentabilité financière du projet, soi-disant mauvaises expériences vécues par des Villes québécoises qui seraient allées trop vite en affaires, et j'en oublie. Il est allé jusqu'à s'avouer mêlé, ne sachant plus où donner de la tête devant l'ampleur de la tâche à accomplir, se demandant même si le report de la date butoir imposée aux villes par les décideurs à Québec, 2020, ne serait pas une bonne chose. Et le comble, il nous a annoncé devoir retourner en Europe pour s'enquérir des bonnes manières de faire, pour mener à bien le dossier d'ici la date fatidique. Au Québec, on est bons, mais en Europe ils sont meilleurs. Pftt!

Comme c'est désolant de la part d'un premier citoyen qui en est à son dernier tour de piste! Il faut juste espérer que la personne qui le remplacera à la mairie croira au développement durable qui doit, entre autres choses, passer par l'économie circulaire, par exemple, la transformation des pelures de fruits et légumes en compost et en méthane, pouvant être retournés dans l'économie plutôt qu'enfouis à jamais. En matière d'environnement et de développement durable, il y a déjà plein d'exemples où il n'est pas nécessaire d'imaginer le monde autrement, tellement les choses vont de soi. Si composter à petite échelle pour engraisser son jardin va de soi, pourquoi ne le serait-il pas sur un territoire où vivent plus de 250 milles personnes? Oui, il y a des embuches à prévoir, comme l'attitude des récalcitrants; mais cela est loin d'être insurmontable. Pour preuve, les écoles font un travail remarquable de sensibilisation des jeunes aux bonnes pratiques écologiques qui, eux, peuvent convaincre les parents.

C'est ce que les responsables de la gestion des déchets du Lac-Saint-Jean semblent avoir compris et qui, sans plus attendre, ont tenu une consultation sérieuse et respectueuse de la population ces derniers jours. Au plus tard le premier janvier 2020, tous les Jeannois seront munis d'un bac brun pour y jeter leurs déchets organiques, qui seront ensuite acheminés sur un site pour y produire du compost. On pense même à biométhaniser. Mais cela va-t-il rapporter? se demandent certains. Rapporter quoi au juste? Des billets verts? Une meilleure vie pour les générations futures? Et pourquoi pas les deux? Tout est dans la conscience écologique qui nous anime.

Marcel Lapointe, Jonquière

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