Frais accessoires en santé

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

Agrandir

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

OPINION / Malgré l'opposition d'un demi-million de personnes et les groupes d'ainés (AQDR, FADOQ, AREQ, AQRP, AAR, ANRF, AQCCA, CTRCAQ, PRASAR), le gouvernement a imposé aux citoyens des frais accessoires en santé par un amendement à la loi 20  sur la santé (20 nov. 2015), légalisant ainsi des frais illégaux interdits par la loi fédérale.

La loi canadienne est très claire : les frais accessoires sont interdits; le gouvernement fédéral doit absolument la faire respecter. De plus, le gouvernement du Canada s'était engagé à payer la moitié des coûts sur la santé lors de l'adoption de la loi canadienne sur la santé. Les frais accessoires en santé constituent un frein à l'accès aux soins de santé pour ceux dont les moyens sont limités : choix entre santé et épicerie. C'est une grave brèche dans l'accessibilité aux soins de santé.

Cette brèche frappe particulièrement les ainés, car ils utilisent davantage le réseau de la santé. Ce sont eux qui vont absorber en grande partie les frais accessoires. Leur réserve d'économies pour la retraite fond à vue d'oeil depuis la crise économique de 2008 : rendement très bas de leur capital, augmentation effrénée du coût de la vie, dépréciation du prix de vente des maisons qui ne sont pas neuves, augmentation vertigineuse des taxes et des assurances, surenchère du prix des médicaments dont certains deviennent de moins en moins accessibles, sans compter les nouveaux frais accessoires imposés par la loi 60 dont voici des exemples parus dans Le Progrès-Dimanche du 7 février 2016.

« EN SPÉCIALITÉ :

. Application d'un sparadrap de 4 cm2, à la suite d'une chirurgie mineure : 40 $

. Pose d'un stérilet : de 125 $ à 200 $

. Injection de gouttes ophtalmiques : de 20 $ à 300 $

. Utilisation d'agents anesthésiques : de 10 $ à 300 $

. Utilisation d'instruments et de médicaments requis pour la colonoscopie : 500 $

' Utilisation d'instruments et de médicaments requis pour la vasectomie : 150 $

Source : Protecteur du citoyen

EN MÉDECINE GÉNÉRALE :

. Xylocampe pour anesthésie locale : 15 $

. Anesthésie locale ou autre médicament pour une plaie dans l'oeil : 10 $

. Médicament appliqué sur une plaie : 10 $

. Médicament injectable (Gravol, adrénaline) : 15 $

. Médicament pour infiltration, par site : 60 $

. Azote liquide, par site : 10 $

. Vaccin selon le coût

. Stérilet selon le coût

. Bandage en huit : 30 $ »

Est-ce une façon déguisée de désengorger les services de santé? La gratuité des soins de santé est-elle en péril? Ce qui est certain, c'est que présentement cela se fait au détriment des ainés qui n'auront bientôt plus les moyens de demeurer en santé. Cela ne va-t-il pas à l'encontre de la philosophie du maintien à domicile, philosophie prônée par le gouvernement actuel? C'est autant de questions qui demeurent pour le moment sans réponse et qui causent des inquiétudes chez les ainés et les familles en générale.

Germaine Bolduc

Regroupement AQDR SLSJ

Jonquière

Un concert de qualité exceptionnelle

Dimanche après-midi le 13 mars, lors du concert de l'Orchestre symphonique régional j'ai assisté à l'audition du troisième et dernier chef d'orchestre sélectionné, M. Malouf, en remplacement de M. Jaques Clément qui nous quitte pour une retraite bien méritée.

Le programme comprenait des oeuvres de Mendelssohn, dont le concerto pour violon Op.64 en mi mineur. Le violoniste invité, M. Kerson Leong nous en a livré une prestation éblouissante, accompagné de façon magistrale par l'orchestre.

Et que dire du choeur symphonique qui, bien que réduit, a si bien rendu les partitions tellement exigeantes qui ont fait suite. J'ai assisté aux trois concerts d'audition du nouveau chef d'orchestre et je suis assurée que celle ou celui qui sera choisi(e) saura relever dignement M. Clément.

Merci à vous tous de nous faire vivre de si beaux moments.

Raymonde Gagnon

Jonquière

Pâques et la foi

En ce temps de Pâques où les chrétiens du monde entier s'apprêtent à célébrer la résurrection de Jésus-Christ sauvant ainsi l'humanité d'une mort certaine, le Québec est devenu une terre désertique en matière de foi en Dieu, et je dirais pour le plus grand malheur à tous. (...)

Cette mort sur la croix est probablement le moment le plus important de l'histoire de l'humanité. Pourtant, malgré ce plan de salut si capital pour l'être humain, on réduit ce temps de Pâques à manger du chocolat, à avoir une journée de congé et se réunir en famille sans prise de conscience réelle de cet évènement grandiose et si important. Les sornettes, dogmes et mythes inventés par la religion catholique à travers les siècles ont en quelque sorte désabusé et détourné la population des vérités de l'évangile si déterminante pourtant pour chaque être humain vivant.

Maintenant, la majorité des Québécois vivent sans pratique de leur foi, remplis de préjugés, de clichés, de fausses croyances, ignorant vis-à-vis Dieu et des croyants, s'éloignant ainsi du salut éternel prêché par Jésus. Le Seigneur l'a dit à plusieurs reprises : ce n'est point par les oeuvres ou par une bonne vie que nous obtenons la vie éternelle, mais par la repentance et en acceptant par la foi, ce don gratuit.

La crucifixion du Christ et le fait qu'il ait porté sur ses épaules tous les péchés du monde ont déjà effacé tous nos manquements. Tout est déjà accompli contrairement à la croyance populaire. Il suffit à l'homme de l'accepter comme un cadeau gratuit. En rejetant tout d'un bloc, on a jeté le bébé avec l'eau du bain. C'est principalement ce que la fête de Pâques devrait rappeler à tous.

Jean-Marc Girard

Jonquière

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer