La Meute et la liberté d'expression

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Le Quotidien

L'organisme Saguenéens et Jeannois pour les droits de la personne (SJDP) tient à réagir à l'article intitulé: «Environ 300 membres au Saguenay-Lac-Saint-Jean - La Meute s'approche du réel».

Dans le Progrès-dimanche du 6 mars dernier, la journaliste Patricia Rainville nous informe de l'existence d'un nouveau groupe de discussion sur Facebook rejetant le projet de loi 59 tout en exprimant leur désaccord sur le nombre de migrants, en raison sans doute de la capacité d'accueil du Canada. Au nom de la liberté d'expression, SJDP respecte cette opinion même si l'organisme est plutôt d'avis que pour ce dernier point qu'il est préférable de laisser ce choix aux véritables spécialistes de l'immigration. 

Aucun des membres du conseil d'administration de Saguenéens et Jeannois pour les droits de la personne n'ayant été invité à participer au groupe de discussion de «La Meute», l'organisme ne peut pas vérifier si certains de leurs membres sont plus radicaux que d'autres. Pour la même raison, SJDP ne peut vérifier la qualité du travail des 40 personnes qui filtrent les messages de leurs 25 000 membres actifs sur Facebook afin de n'accepter aucun commentaire haineux. 

Toutefois, Saguenéens et Jeannois pour les droits de la personne estime que cette opposition à la montée de l'islamisme radical est légitime et ne peut en rien être considérée comme étant du racisme. Sans donner son appui inconditionnel à ce groupe, SJDP est d'avis qu'il est une manifestation d'un malaise identitaire dans la société en raison de l'absence de la reconnaissance des droits culturels de la majorité de la population. Cependant, l'organisme Saguenéens et Jeannois pour les droits de la personne est lui-même critique envers le très controversé projet de loi no 59. 

Ce projet que Saguenéens et Jeannois pour les droits de la personne a dénoncé dans un mémoire à la Commission des institutions de l'Assemblée nationale est sans doute le plus liberticide depuis la loi sur le Cadenas. Jamais la liberté d'expression n'a connu un si grand danger au Québec. Le projet de loi no 59 risque de dénaturer complètement la Charte des droits et libertés de la personne. De plus, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse deviendra, si ce projet de loi est adopté, une véritable police de la pensée. 

Refusant de critiquer l'existence du groupe de «La Meute» sur Facebook, l'organisme invite toutefois la population à consulter d'autres sites Internet comme celui de «Point de bascule» qui donnent une information objective à tous ceux et celles voulant en connaître davantage sur les dangers provenant des islamistes radicaux. 

Normand Bernier

Directeur général

Saguenéens et Jeannois pour les droits de la personne

Mourir dans la dignité

À mon sens, les juges de la Cour suprême du Canada ont, unanimement, fait preuve de sagesse et d'ouverture d'esprit en décriminalisant l'aide médicale à mourir. Mais il s'en trouve pour déplorer le fait que le Comité canadien enfin formé pour se conformer à l'ordonnance des suprêmes trompe la population et devrait plutôt s'appeler comité sur l'euthanasie.

Et pourquoi pas un comité sur la peine de mort tant qu'à y être? Euthanasie, assassinat, voilà des vocables utilisés par ces détracteurs qui cherchent par tous les moyens à «démoniser» l'aide médicale à mourir. Ces individus qui n'ont, à mon avis, pas le coeur à la bonne place, cherchent eux-mêmes à tromper en suscitant la peur et la culpabilité chez la population en coulant travestir le terme: aide médicale à mourir.

Seulement, non satisfaits de chercher ainsi à abuser de notre confiance, ils en rajoutent en laissant croire que dans les pays comme la Belgique et les Pays-Bas, où l'aide médicale à mourir est instaurée depuis quelques lustres, on y dérape à qui mieux mieux. Et pourquoi ne pas les qualifier de nazis tant qu'à y être?

En Belgique, depuis qu'il y a des lois encadrant le suicide assisté, les cas de demandes sont passés de 1800 en 2002 à 5300 en 2014 chez les personnes aptes à décider par elles-mêmes. Dérapage? Non, c'est simplement le signe qu'il y avait là un grand besoin. Et je serais bien surpris que les sondages belges indiquent que le retour en arrière est l'option.

Ici au Canada, des groupes organisés vont même jusqu'à demander au gouvernement Trudeau de prévoir dans la loi la possibilité pour un malade de donner son consentement anticipé au suicide assisté. Et c'est, selon moi, une revendication légitime. Celles et ceux qui se croient en mesure de décider pour les autres en sont rendus à abuser de la confiance du peuple, parce qu'ils sont complètement dépassés par le débat.

Marcel Lapointe

Jonquière

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