Assurance anti-démocratie

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Le Quotidien

En réaction à la une de votre publication du 3 mars 2016 intitulée «Une assurance contre l'intimidation», je découvre que Saguenay, par l'intermédiaire de l'UMQ, veut acheter une assurance pour permettre aux élus et aux fonctionnaires d'être remboursés des frais judiciaires et de leurs frais d'avocat lorsqu'ils décident de poursuivre un citoyen au motif que ce dernier les aurait publiquement critiqués et qu'ils considèreraient que ce citoyen a fait du tort à leurs réputations.

Question 1: pourquoi les contribuables de Saguenay devraient-ils payer, à même leurs taxes municipales, les frais d'avocats d'un élu qui se croit diffamé par un citoyen trop curieux?

Question 2: avec une telle assurance, est-ce que qu'on n'ouvre pas la porte à un véritable régime de terreur des élus à l'encontre des citoyens et citoyennes qui questionnent un peu trop à leur goût?

Question 3: avec une telle assurance, le citoyen ou la citoyenne qui questionne un élu ou l'administration municipale ne risque-t-il pas de se voir opposer une forme de chantage, voire de vengeance, par la menace d'une poursuite judiciaire très coûteuse pour lui et sa famille alors que l'élu utilisera des fonds publics? 

Question 4: avec une telle assurance qui place un élu en situation de force extrême par rapport au simple citoyen ou citoyenne, qu'adviendra-t-il de la démocratie municipale à Saguenay?

Question 5: en décidant de payer cette assurance avec les taxes des contribuables pour servir leurs intérêts personnels (droit à leurs réputations, droits à leurs vies privées, etc...) les élus de Saguenay ne sont-ils pas en parfait conflit d'intérêts déjà prohibé par la loi? Pourquoi ne pas demander l'avis public du Directeur à l'éthique de Saguenay?

Question 6: la loi sur les cités et villes prévoit déjà un régime de protection pour les élus poursuivis dans l'exercice de leurs fonctions. Pourquoi ces élus ajoutent-ils, eux-mêmes, à ce régime, la possibilité de poursuivre des citoyens avec nos taxes alors que le législateur a déjà restreint cette protection aux situations où ils sont poursuivis dans l'exercice de leurs fonctions?

Avec une telle assurance qui se cachera derrière notre régime de démocratie municipale, il ne restera aux citoyens et citoyennes de Saguenay que le droit de choisir démocratiquement leur maître chanteur.

Louis-Philippe Thibault

Chicoutimi

Faire d'une pierre trois coups

Dans Le Progrès-Dimanche du 28 février dernier, M. Jean-Yves Provencher associe le projet de la bibliothèque de La Baie dans l'église Saint-Édouard comme une dette, une dépense, alors qu'il s'agit d'investir pour l'avenir. Il va même jusqu'à dire que ce projet pourrait être au frais des seuls contribuables de La Baie, alors que ces mêmes contribuables ont payé celles de l'arrondissement de Jonquière et de Chicoutimi. Vraiment! On ne pouvait en attendre plus de ce Monsieur.

La rencontre du 23 février était un exercice pour forcer les Baieriverains à ramasser les miettes. Dans l'arrondissement de Jonquière (incluant Kénogami et Arvida), on a investi plus de 15 millions et ce n'est pas fini... alors qu'il y a une bibliothèque collégiale dans ce secteur. La Baie est à 20 km de toutes bibliothèques collégiale ou universitaire, librairies et cinémas. Au lieu de nous présenter un véritable estimé sur le projet de Saint-Édouard, on nous demande de prendre la parole de la Ville comme parole d'évangile. Il est certain que M. Provencher lève les épouvantails à moineaux du maire, pour dire «non». Heureusement qu'ils ne se représenteront pas à la prochaine élection, et qu'enfin Saguenay pourra accéder au XXIe siècle.

L'investissement réclamé par les citoyens de La Baie, c'est pour faire d'une pierre trois coups: obtenir une infrastructure (bibliothèque) pour les 40 prochaines années ayant la capacité de rencontrer les besoins des citoyens et des nouveaux utilisateurs; mettre en valeur le patrimoine régional (église Saint-Édouard et son site) pour offrir une vitrine sur nos créateurs et une fenêtre sur notre histoire aux milliers de touristes et croisiéristes qui font que La Baie est un passage obligé; créer une infrastructure du savoir attractive pour développer le tissu social de La Baie et attirer de nouveaux domaines de formation professionnelle, collégiale et universitaire, pourquoi pas?

M. Provencher devrait réviser sa position et cesser de désinformer les citoyens sur le projet de l'église Saint-Édouard. À mon avis, M. Provencher évalue ce projet à la bonne franquette et continue de cacher les études et les démarches concernant les subventions possibles. Les citoyens de La Baie ne sont pas dupes et s'ils sont conviés à s'informer sur ce projet et à se mobiliser, ils répondront certainement à l'appel.

Reine Tremblay 

La Baie

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