L'euthanasie «coast to coast» au Canada

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Le Quotidien

Le Comité mixte spécial (comme il se nomme lui-même) chargé de faire un rapport sur l'aide médicale à mourir vient d'en donner les grandes lignes. Premièrement, le terme «aide médicale à mourir» est trompeur et le sera toujours, par contre, ce terme est très utile quand on veut faire avaler un chameau au commun des mortels.

Quand je disais à des amis que ça ne serait pas bien long qu'au Québec, on approuverait l'euthanasie pour les enfants comme ça se fait déjà en Belgique, je me faisais répondre: «C'est impossible, tu exagères.» C'était pourtant pire que je le prétendais, car ce ne sera pas seulement au Québec, mais bien dans tout le Canada que l'euthanasie sera possible, incluant pour les mineurs (17 ans et moins).

Le titre du rapport est «L'aide médicale à mourir: une approche centrée sur le patient», c'est-à-dire le patient qui va être tué. (...)

Comme c'est trop souvent le cas, on passe un projet de loi avec certaines bonnes raisons, mais avec le temps, ça dérape et c'est impossible d'arrêter le dérapage une fois que celui-ci est commencé. Je crois que la loi sur l'euthanasie va déraper. C'est le cas des Pays-Bas et de la Belgique, et ça sera le cas du Canada aussi, la preuve, il y a déjà un délai pour inclure les mineurs. En passant, le comité veut aussi inclure les personnes qui ont des troubles psychiatriques, ce qui raisonnablement laisse supposer qu'il n'y aura pas eu de consentement éclairé du patient tué.

Jacques André Fortin, Dolbeau-Mistassini

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