Des régions plus riches!

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Michel Simard
Le Quotidien

À Québec, tout le monde a un avis sur le développement régional. Au fil des années, plusieurs «plans» ont été pensés loin du quotidien des régions. Les décideurs locaux étaient plus ou moins sollicités; les besoins de la population, eux, étaient trop souvent occultés.

On ne se le cachera pas: tous les partis politiques ont versé dans ce travers. La CAQ ne fait pas exception. Nous n'avons pas toujours porté une attention suffisante aux réalités des régions. J'en prends ma part de responsabilité.

Aujourd'hui, je nous invite à repartir sur de nouvelles bases. Depuis plusieurs mois, nous faisons une tournée des régions du Québec pour rencontrer les leaders régionaux et pour prendre le pouls de la population.

La fierté

À mes yeux, la principale ressource des régions, c'est leur fierté. Un sentiment d'appartenance puissant qui pourrait faire des miracles, si on en faisait le fer de lance d'une véritable stratégie de l'entreprenariat.

Ce que je vois dans les yeux de tous ceux que je rencontre, c'est un désir fort de se prendre en main. Les régions connaissent les façons de faire des vieux partis sur le bout des doigts. Elles n'ont plus envie de se laisser dire quoi faire ni quoi penser par des fonctionnaires à Québec. Elles veulent faire partie de la prise de décision, apporter leur pierre à l'édifice.

Les décideurs locaux sont les mieux placés pour cibler les besoins de leur coin de pays et pour allouer les ressources là où elles seront les plus utiles. Il ne faut pas hésiter à faire confiance à nos gens. Donnons aux régions les outils dont elles ont besoin sur le terrain, et mettons-nous tout de suite au travail!

Des solutions concrètes

Le Parti libéral a montré qu'il n'était plus le parti de l'économie. Quant au Parti québécois, il est trop enchaîné à son obsession référendaire pour proposer une vraie stratégie de relance économique.

La CAQ a déjà proposé un plan de relance économique ambitieux pour nos PME, et des baisses d'impôt de 500$ par travailleur (1000$ par famille) pour stimuler l'économie de proximité. Car c'est entre autres en favorisant l'achat local que les régions créeront davantage de richesse. Il faut penser régional, et acheter local. Prendre racine chez soi pour mieux se développer.

Il y a trop de talent chez les entrepreneurs en région, trop de bonnes idées, pour qu'on ne puisse pas construire ensemble une économie prospère, créatrice d'emplois payants pour l'ensemble de la population. Je pense en particulier aux jeunes, sur qui repose notre avenir. Les régions ont besoin de leurs jeunes, au moins autant que les jeunes ont besoin des régions.

À la Coalition Avenir Québec, nous continuerons de faire des propositions pour enrichir les Québécois et pour les soutenir dans leur quotidien. En 2018, nous serons prêts à former le prochain gouvernement, avec je l'espère le soutien enthousiaste des régions.

Aucun politicien ne peut prétendre aujourd'hui avoir la solution miracle pour sauver les régions. Mais il est certainement possible de sortir des solutions «mur à mur» des vieux partis, et de changer les choses.

À nous de jouer pour rendre nos régions et notre Québec plus riches!

François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec

Hommage à un grand bâtisseur

M. Angers est un fils de Jonquière. Lors d'un souper en sa compagnie, je redevenais un petit bonhomme à casquette en l'écoutant parler de tous ses leaders du Québec moderne. M. Angers le faisait avec un grand respect pour chacun en notant toujours ce qu'eux avaient fait de bon pour le Québec. Après cette brillante carrière, il revient en région comme recteur de l'UQAC.

Quel fameux atout la région venait-elle d'acquérir! Bernard Angers a donné à l'UQAC un véritable campus. À son arrivée, il y avait deux bâtiments, à son départ douze. Il a fait consensus autour de lui pour le bien de la collectivité. Toutes les fois où je reçois un client ou un invité de l'extérieur pour la première fois, je fais obligatoirement avec beaucoup de fierté la visite de l'UQAC et de tous ses pavillons.

Comme bénévole, il oeuvra au CQRDA avec son complice Lucien Gendron pendant 25 ans , organisme dont les résultats ont apporté plus de 2500 emplois en transformation d'aluminium au Québec. Bénévole acharné, il a réussi la plus grosse campagne de financement pour le camp musical de Métabetchouan qui a permis la construction du magnifique bâtiment qui donne une grande envergure au camp aujourd'hui et en fait un incourtournable pour tous les mélomanes. Il oeuvra également à toutes les campagnes du Patro de Jonquière.

Nous ne pouvons passer sous silence, sa présidence du comité de transition lors de la fusion des sept municipalités pour devenir Ville de Saguenay.

Homme d'équipe, il joua au hockey jusqu'à l'annonce de sa maladie, il fût membre des 21, de la Fondation de l'UQAC.

La région perd l'un de ses plus ardents défenseurs et certainement l'un de ses plus grands bâtisseurs.

À Mme Angers et toute sa famille, mes plus sincères condoléances.

La région aurait besoin de beaucoup de Bernard Angers pour sortir de sa torpeur et se développer.

André Poulin

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