Merci M. le juge!

Le lundi 1er février 2016, le juge Daniel W. Payette de la Cour supérieure du... (Photo 123RF)

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Le Quotidien

Le lundi 1er février 2016, le juge Daniel W. Payette de la Cour supérieure du Québec a accordé une compensation de 8 millions de dollars à un joueur de hockey midget AA, Andrew Zaccardo, qui a été «plaqué» (que ce soit légalement ou illégalement) dans la bande lors d'un match de hockey en 2010. Le jeune homme âgé de 20 ans est aujourd'hui tétraplégique.

Merci, monsieur le juge, d'avoir commencé à mettre de l'ordre dans le hockey. Peut-être qu'avec des pénalités en argent, l'être humain va comprendre. Les autres tentatives pour empêcher la violence au hockey se sont avérées inutiles depuis de nombreuses années.

Comprenez-moi bien, le hockey est un sport.

Je suis assez «vieux» pour avoir vu jouer Maurice Richard et le hockey qui était pratiqué dans ce temps-là n'avait aucune ressemblance avec celui qu'on pratique aujourd'hui. Bien sûr, les joueurs patinent plus vite, ils sont plus gros, etc. Les raisons pour expliquer la rudesse au hockey sont nombreuses, mais est-ce qu'il est obligatoire de «plaquer» dans ce sport. Je dis non.

Nous montrons à nos jeunes à apprendre à «plaquer» presque avant de savoir patiner. Vous allez trouver que je vais un peu fort. Mais, je suis rendu là.

J'ai lu dans un article d'un journal de la ville de Laval (l'équipe dont faisait partie Andrew Zaccardo) pour excuser ce qui lui est arrivé: «Les entraîneurs, joueurs et officiels sont mieux informés. Ils suivent des formations pour enseigner aux jeunes comment appliquer et recevoir des mises en échec». C'est la directrice de Hockey Laval qui a dit cela. Les entraîneurs devraient tout simplement leur montrer à jouer au hockey.

Bien sûr, le hockey est notre sport national et tout bon père de famille rêve de voir le nom de son fils sur la coupe Stanley.

Les Européens l'avaient «l'affaire» quand il était question de jouer «hockey». La vitesse, l'intelligence, la dextérité dans le maniement du bâton étaient ce qu'on leur enseignait.

Mais eux aussi se sont «fait prendre au jeu». Ils s'en viennent jouer ici et apprennent très vite à donner et recevoir des mises en échec.

Je vais perdre des amis, mais je m'en ferai d'autres.

Denis Maltais, Hébertville-Station

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