La CRÉ, vraiment?

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Le président de la Conférence régionale des élus, André Paradis, a annoncé la fin des activités de l'organisation et le licenciement collectif des employés encore en poste.

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Le Quotidien

OPINION / Bonjour M. St-Hilaire,
Je dois vous dire que j'ai été pour le moins surprise de votre article «Chien de garde recherché» en ce qui concerne l'exercice de la CRÉ sur les aires protégées. De toute évidence, vous n'êtes pas au fait des dessous scabreux de cet exercice qui ne visait qu'à se débarrasser des aires protégées en les envoyant au nord du nord contre toute logique écosystémique.

Vous qui nous avez soutenus dans notre lutte pour la préservation de la rivière Péribonka, savez-vous que lors de l'exercice de la CRÉ, quatre projets d'aires protégées de la rivière Péribonka ont été soumis par quatre intervenants différents et que ces projets ont été balayés sous le tapis par la CRÉ qui ne poursuivait qu'un seul objectif, protéger la possibilité forestière et les intérêts de l'industrie forestière. J'aimerais vous soumettre quelques questions fondamentales qui n'ont de toute évidence jamais fait partie des préoccupations de notre défunte CRÉ régionale:

Est-ce que le consensus régional et la voix des citoyens pour la protection de la rivière Péribonka n'auraient pas dû être pris en considération dans l'exercice de la CRÉ?

Est-ce que notre patrimoine naturel exceptionnel ne devrait pas avoir priorité sur les intérêts de quelques forestières?

Les citoyens n'ont-ils pas le droit de pouvoir fréquenter des zones protégées à proximité des milieux habités et accessibles à tous?

Les générations futures n'ont-elles pas le droit de pouvoir admirer quelques zones de forêts intactes alors que tout le territoire régional est en repousse pour des décennies à venir?

Est-ce que mettre tous les efforts régionaux dans la prolongation d'une industrie moribonde au détriment de la diversification économique et du développement de créneaux économiques porteurs d'avenir peut s'appeler de la bonne gestion régionale?

Je vous laisse à ces réflexions et vous remercie d'avoir pris le temps de lire mes commentaires.

Ève Tremblay

Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka

Philippe Dumont, Réjean Dumais, Pierre Dostie, Engelbert Cottenoir... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Philippe Dumont, Réjean Dumais, Pierre Dostie, Engelbert Cottenoir et Éric Dubois se sont réunis mardi soir dans le cadre du collectif Touche pas à mes régions.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Appel à la mobilisation

Nous sommes déçus des réponses offertes par les élus de notre région aux questions et préoccupations légitimes et partagées par beaucoup de citoyen (ne) s du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Pendant que ces élus préfèrent pointer les autres du doigt ou prendre fait et cause pour des entreprises multinationales, notre région traverse ce qu'on peut qualifier de crise profonde, d'une ampleur encore jamais vue, surtout dans cette forme structurelle.

Perte de nos moyens de production et de nos emplois; disparition de nos outils de concertation et de développement et de nombreuses compressions imposées dans nos services publics; vieillissement de notre population et bilan migratoire qui, malgré les efforts, est retourné dans le rouge et finalement, voici nos élus qui se désengagent clairement de leurs responsabilités de mener à bien nos destinées collectives.

La présente se veut brutale et critique du rôle de ces élus régionaux qui ne semblent pas comprendre l'ampleur des défis qui nous attendent. Devant ce fait, il faut constater, prendre conscience, et surtout agir.

Premièrement, il faut constater l'échec de nos élu (e) s locaux de se concerter pour trouver des solutions aux nombreux enjeux qui nous concernent régionalement. Il faut même se questionner sur leur désir véritable d'y travailler...

Deuxièmement, il faut comprendre que l'annonce de la création d'une table régionale de discussion entre préfets confirme que les élu (e) s de la région opposent une fin de non-recevoir aux propositions de notre collectif et que la société civile et les citoyen (ne) s de la région ne seront pas invité (e) s à cette table.

Cette nécessaire prise de conscience devrait nous faire comprendre, finalement, que la suite des choses devra absolument passer par une mobilisation des citoyen (ne) s de la région pour reprendre les outils nécessaires afin de concrétiser notre avenir ici. Cette mobilisation devra se faire malgré les obstacles, malgré nos différents points de vue et intérêts, sur nos propres bases, par l'implication et par l'engagement citoyen.

Cette mobilisation devra prendre toutes les formes possibles et souhaitables, et devra se donner des espaces de concertation et de réflexion. L'heure n'est plus à proposer ou à demander. L'heure est à faire. Et notre collectif compte bien prendre une part active dans ce mouvement. Rappelons qu'il y aura aussi deux moments importants à ne pas manquer: les prochaines élections municipales en 2017 et provinciales en 2018. Le temps presse pour que nous puissions nous organiser sans nous faire organiser.

Voyez ici la nécessité de cet appel à l'action. Comme l'a dit si bien Jean-Marc Crevier: «Ne les laissons pas seul (e) s avec le pouvoir.»

À partir de maintenant, ne comptons que sur nous-mêmes.

Éric Dubois

Collectif Touche pas à mes régions SLSJ

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