Poser des questions: notre mandat

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La chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron

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OPINION / La question du rôle des conseillers a refait surface lors du dernier conseil municipal de Saguenay. Les arguments servis par le maire ont une fois de plus illustré à quel point celui-ci est dérangé par la présence de certains élus qui questionnent et refusent de cautionner des décisions, sans avoir pu au préalable consulter les documents requis. En vérité, les citoyens ont confié aux conseillers municipaux le rôle de veiller à la bonne administration de leurs taxes. Donc, poser des questions c'est remplir notre mandat!

L'accès à l'information est un droit fondamental pour les élus afin de leur permettre de prendre de saines décisions. D'ailleurs, le droit municipal est très clair à ce sujet. Le ministère des Affaires municipales en fait notamment référence:

«La jurisprudence reconnaît aux élus un accès privilégié aux documents municipaux. Ils peuvent, dans le cadre de leurs fonctions, consulter ou obtenir certains documents détenus par la municipalité afin de leur permettre non seulement de participer pleinement et en toute connaissance de cause aux délibérations du conseil municipal, mais également de prendre une décision éclairée et réfléchie au plus grand bénéfice de leurs électeurs».

Il ne s'agit donc pas d'un rôle d'«enquêteur» comme le prétend faussement le maire à la table du conseil. Il s'agit d'un devoir que tout conseiller doit exercer. Il s'agit d'une responsabilité envers les électeurs qui nous ont choisis pour les représenter. Nous priver d'information ne fait qu'augmenter la suspicion et est carrément illégal.

Le cas de la Zone portuaire est un exemple flagrant du manque de transparence de la Ville. Lorsque je demande d'obtenir l'information financière pour voter sur l'augmentation du cautionnement de l'organisme pour le projet des Milles lieux de la colline, on me répond qu'il s'agit d'un OBNL qui n'est pas sommé de rendre des comptes au public. Or, 7.5 millions$ de nos taxes ont servi à financer ce projet, et ce, sans compter le budget de fonctionnement annuel de la Zone qui provient entièrement de la Ville. De plus, lorsque vient le temps de faire des annonces et des coupures de ruban, l'organisme redevient soudainement un organisme municipal représenté par le maire.

Il est temps que ça change. Un virage à 180 degrés doit s'effectuer en matière de gouvernance. Les citoyens et les élus doivent avoir accès à toute l'information à laquelle ils ont droit. Pour ce, l'ERD souhaite mettre en place une véritable «culture d'ouverture» et une obligation de transparence. Après tout, il s'agit d'argent public. Par exemple, les organismes paramunicipaux devront se soumettre aux mêmes règles que les villes en matière d'octroi de contrat et de reddition de comptes.

Ce changement d'attitude redonnera confiance aux citoyens envers leurs élus. Cette nouvelle façon de faire mettra fin au régime de peur qui nuit au développement de notre économie. Une gouvernance moderne doit se faire par et pour les citoyens! En 2017 avec l'ERD, tout sera possible et cette ville pourra enfin se sortir de cette grande noirceur. Le combat en vaut la peine!

Josée Néron

Chef de l'Équipe du renouveau démocratique

Saguenay

La faim

Saviez-vous que chaque famille dans le monde alimente les poubelles de nourriture pour environ 700$ par année, ce qui représente près de 34 milliards de dollars?

Les consommateurs sont responsables de plus de la moitié de ces ordures alimentaires. Pour la balance, ce sont les restaurants, les épiceries, les hôtels, etc.

Pour mieux comprendre, voici quelques chiffres intéressants qui portent à réfléchir. La grande majorité des personnes souffrant de la faim vivent dans les pays en développement, où 13% de la population est sous-alimentée. Environ 4 milliards de dollars, selon les derniers chiffres, seraient nécessaires annuellement pour nourrir quelque 70 millions d'enfants. Un enfant sur quatre souffre de retard de croissance; et dans les pays en développement, ce chiffre peut atteindre un enfant sur trois. Quelque 800 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. 3,2 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent de faim chaque année, ce qui correspond à 45% des causes de décès.

Soixante-six millions d'enfants en âge d'aller à l'école, y vont le ventre vide, dont 23 millions en Afrique.

Oui! Ce ne sont que des chiffres et des faits, mais qui dissimulent une triste réalité et une lacune de taille, dans un monde se disant civilisé.

La misère nous fait peur. Sous le manteau de la pauvreté se cache la solitude, la faim, la soif, la maladie, et le désespoir. Notre aveuglement nous empêche de comprendre et d'y faire face, craignant qu'elle ne se colle à nous comme ce masque d'indifférence qui ne fait que rendre cette détresse invisible et illusoire.

Pour conclure, la moitié de la planète crève de faim et n'a que les os sous la peau, mais l'autre moitié essaie de maigrir en se modelant une image de revues remplies d'artifices sans aucune autre valeur que celle d'être superficiel.

Oui, il y a de l'espoir et des solutions, mais tout repose en chacun de nous. Il faut rendre possible l'impossible et surtout, sortir de notre gigantesque zone de confort.

Denis Lefèbvre

Chicoutimi

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