Le pipeline dans la région

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OPINION / Si les maires de la région de Montréal et de la vallée du Saint-Laurent ne veulent pas du pipeline Énergie Est, pourquoi ne pas le faire passer par le nord jusqu'au Saguenay-Lac-Saint-Jean? Nous disposons d'un port en eau profonde qui serait en mesure d'accueillir le trafic des pétroliers. Dans le contexte régional, il faut y voir une multitude d'avantages, notamment en ce qui a trait au procédé de raffinage.

En effet, si on construit une raffinerie moderne chez nous, les résidus de carbone pourraient être recyclés et servir à remplacer le coke (encore plus polluant que le pétrole) dans le procédé de production des anodes de carbone de nos alumineries. Cela rendrait la production d'aluminium encore plus écologique, ce qui permettrait, dans un marché du carbone, d'annuler les effets de la clause Midwest qui se traduit par la délocalisation de nos entreprises vers les États-Unis. Eh oui, créer des emplois pour nous, les humains du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui sont partie intégrante du système écologique et de la province.

On créerait des emplois importants pour les gens d'ici, qui en ont bien besoin par les temps qui courent. Avec un procédé de raffinage utilisant les rebuts de carbone, on diminuerait encore plus l'empreinte écologique de la production d'aluminium, ce qui permettrait de créer d'autres emplois en transformation. Je vous rappelle que contrairement à la Chine, qui produit les anodes et l'électricité pour les alumineries avec du charbon, cet avantage écologique (pour produire une tonne d'aluminium ici, on émet 2,5 tonnes de gaz à effet de serre alors qu'en Chine, ça peut aller jusqu'à 11 tonnes) permettrait de rendre nos industries très compétitives dans un marché du carbone nord-américain.

Et terminant, il y a un projet de 7 milliards de dollars pour construire un terminal de gaz naturel liquéfié au Saguenay. On pourrait passer et le gazoduc et le pipeline dans le même couloir avec des économies d'échelles extraordinaires. Ça créerait des milliers d'emplois lors de la construction et près de 1000 emplois directs et indirects permanents pour permettre à nos citoyens de participer au développement du Québec au lieu de le regarder passer ailleurs et toujours dans les régions centrales. Je rappelle simplement que pour développer un pays, il faut l'occuper et il est important que les régions aient une chance égale au développement.

Marc Pettersen, président de la Commission d'urbanisme de Saguenay

Saguenay

Les priorités à la bonne place

À près de 20 mois de la fin de son mandat et de son départ de la politique municipale, Jean Tremblay récidive dans ses projets grandioses. Et il ne lésine pas avec l'enveloppe; rien de moins que 25 millions pour rénover le Centre Georges-Vézina qui a pourtant reçu sa part du gâteau au cours des quinze dernières années.

Qui a demandé cet investissement? Où en est l'urgence? À quel besoin prioritaire ces 25 millions vont-ils répondre? Pour laisser sa marque comme il l'a mentionné lors de l'annonce de son départ de la vie politique municipale? Pas nécessaire si c'est le but visé, personne n'a exprimé ce besoin. Devrait-il plutôt revoir l'enveloppe du projet du boulevard Talbot pour en accroître le contenu, l'importance et l'étendue? Ou mettre davantage d'argent dans la remise en état des infrastructures municipales et artères des arrondissements qui attendent encore et toujours l'arrivée des équipements en plusieurs endroits en raison de l'oeuvre inachevée? Où sont d'ailleurs les conclusions de l'étude du réseau routier réalisée au coût de 100 000$ au printemps 2015? Il y a sûrement là place à autant de millions que le montant envisagé au projet du Centre Vézina.

Un référendum serait assurément le bienvenu pour voir la proportion de citoyens qui supportent la pertinence de ce projet. Et si Jean Tremblay tient vraiment à nous surprendre pour laisser un souvenir de son passage en politique municipale, je me permets une suggestion: vendre la Place du citoyen et rénover le Centre Georges-Vézina à hauteur de la somme obtenue.

Yvon Riopel

Chicoutimi

Une lettre splendide

J'ai pris le temps de bien lire la lettre de Georges Fortin, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, qui dénonce le projet de loi 64 sur «l'immatriculation» des armes à feu. Un délice!

Cette lettre d'opinion est formidable et je félicite le journal Le Quotidien de lui avoir donné toute la place qu'elle mérite. Elle va au coeur du sujet politique qui nous afflige collectivement et nous réconcilie avec la dégradation de la belle langue française qui n'est déjà plus qu'un souvenir en métropole. Elle est écrite de main de maître et chante bien ce que nous sommes, nous, les «autochtones» du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le peuple oublié par la capitale. Elle choisit bien les mots pour dénoncer la dépossession de nos terres par l'État québécois et son projet de loi scélérate rédigée sous la dictée des chefs de police et des dirigeants de la ville de Montréal qui, dans un français à la fois écorché et autoritaire, s'entendent comme larrons en foire pour réduire à leur mesure le Québec des régions.

Merci à son auteur, Georges Fortin, pour sa plume et son engagement citoyen, et merci à votre journal de nous donner la possibilité de nous exprimer dans nos mots qui sont aussi ceux de nos pères et de nos mères.

Russel-Aurore Bouchard, historienne

Chicoutimi

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