Une grande glace pour des grands joueurs

Les Saguenéens de Chicoutimi ont domicile au centre... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Les Saguenéens de Chicoutimi ont domicile au centre Georges-Vézina, dont la patinoire a des dimensions olympiques.

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Le Quotidien

Je connais assez bien le maire de Saguenay, M. Jean Tremblay, pour savoir que l'objectif ultime qu'il a toujours poursuivi demeurera le même jusqu'à la fin de son mandat: il veut que sa ville se distingue de toutes les autres sur tous les plans.

À son crédit, des projets qu'on croyait irréalisables il y a 20 ans: un quai pour les bateaux de croisières, deux nouveaux barrages pour produire de l'électricité sur la rivière Chicoutimi, une nouvelle glace à l'UQAC, une autre à La Baie, un centre d'activité physique dans l'ancien édifice Canadian Tire à Jonquière, une bibliothèque post moderne à Jonquière, une usine d'épuration modèle à Jonquière, un Conseil des arts, un bureau d'ombudsman, des terrains de soccer et tant d'autres pour satisfaire les demandes de tous les quartiers de cette grande ville.

Le Centre Georges Vézina, comme d'ailleurs le Palais des sports de Jonquière, a bénéficié de rénovations importantes au cours des mandats du maire. Respectivement 12 M$ et 7 M$ pour ces deux édifices.

Le centre Georges, qui abrite les activités des Saguenéens de Chicoutimi, se distingue justement de tous les autres centre sportifs accueillant des équipes de la LJMQ par la dimension de sa surface glacée. Une glace qui répond aux normes olympiques et où s'entraînent les futurs champions de patinage de vitesse courte piste. Les résultats sont probants car le Centre d'excellence Marc Gagnon, du nom de l'illustre champion olympique chicoutimien, a produit la majorité des champions canadiens que l'on retrouvera bientôt aux Olympiques.

 Une superbe façon pour Saguenay de se distinguer des autres grandes villes du Québec. Et quand les grands connaisseurs de hockey argumentent que la dimension de la glace nuit aux performances de l'équipe et à l'atmosphère à l'intérieur du Centre George-Vézina, on peut mettre en doute cet argument. À ceux là, j'aimerais rappeler que ce sont les victoires qui rendent l'atmosphère chaleureuse. Rappelez-vous avec quel enthousiasme nous les partisans nous rendions au centre Georges quand Richard Martel et ses protégés recevaient les Remparts de Québec, entre autres.

Malgré la dimension de la patinoire, les Sags ont connu beaucoup de succès aux guichets, par le passé et les dirigeants de l'équipe à cette époque ont largement fait leurs frais. Sans doute auraient-ils laissé un meilleur héritage s'ils avaient investi davantage pour attirer des joueurs européens. Chose certaine, ce n'est pas un changement de vocation à la patinoire du centre Georges qui va garantir des victoires à l'équipe.

Le Centre Georges-Vézina présente toutefois encore des lacunes, notamment au toit qu'il faudra refaire au complet. Déjà des plans ont été dévoilés pour l'aménagement d'une nouvelle chambre de joueurs et une salle d'activité physique pour les Saguenéens par un élargissement côté rue Bégin. Les patineurs de vitesse bénéficieront aussi de cet investissement. En s'en tenant à ce projet de réaménagement, on limite les frais et on s'assure que Saguenay continue de se distinguer des autres dix plus grandes villes du Québec.

Richard Banford, ex-chef de cabinet du maire Jean Tremblay

Bégin

Le sain débat

La violence comporte plusieurs visages, dont certains sont flous, à première vue. Je pense à cette violence qui est l'absence de mots, comme le disait avec pertinence le poète Gilles Vigneault.

S'en prendre au messager plutôt qu'à sa rhétorique, au cours d'un débat, est également une manifestation de violence, venant de quelqu'un qui ne souhaite pas entendre certains contre-arguments qui pourraient ébranler ses propres convictions. Et si de surcroit, vous vous prenez pour le modérateur en même temps qu'un débatteur pour décider pour les autres ce qui peut être dit ou pas, en décrétant une ligne de démarcation à ne pas franchir au cours du débat, je qualifierais cette attitude de dogmatique.

En voulant ainsi clouer le bec aux adversaires, là vous dépassez vous-même les bornes. Je pense ici à un lecteur d'opinion qui traite de naïfs et accuse de raisonner follement celles et ceux qui avancent que les causes profondes des avancées du terrorisme islamique dans le monde sont l'impérialisme et le matérialisme occidentaux. Ou qui se dit en désaccord avec celles et ceux qui pensent que le retrait des avions de guerre canadiens d'Irak et de Syrie par le gouvernement protègera mieux les Canadiens contre les attentats terroristes. Vous êtes en désaccord avec cette façon de voir les choses, soit. Mais, à mes yeux, vous vous disqualifiez en laissant entendre qu'ils ont tout faux; que vous seul détenez la vérité!

Le Parti libéral du Canada s'est fait élire de façon convaincante l'automne dernier en promettant, entre autres, de retirer les CF-18 canadiens de la guerre contre Daech. Il doit y avoir dans le raisonnement de l'électorat canadien davantage que de la naïveté et de la folie passagère. Croire le contraire, c'est pratiquer l'obscurantisme auquel l'ex-gouvernement Harper avait commencé à nous habituer.

Blandine Lapointe-Brassard

Jonquière

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