Oser l'exception agricole

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Le Quotidien

OPINION / La libéralisation des marchés n'a pas livré les promesses d'augmentation de la richesse et l'application du principe de «l'avantage comparatif» favorise la formation de grands conglomérats incapables de s'autoréguler où les seuls intérêts financiers priment au détriment des considérations environnementales, sociales et humaines. De plus elle a eu pour effet d'augmenter la volatilité des prix, d'exposer les producteurs à des sources de risques sur lesquels ils n'ont pas ou peu de contrôle et d'accélérer la dévitalisation des territoires.

À l'origine de cette théorie économique, David Ricardo et Thomas Malthus, davantage préoccupés à développer les marchés de l'Empire britannique que de développer un modèle plus équitable pour l'ensemble des nations, ont échafaudé cette théorie en légitimant des hypothèses de moins en moins probantes aujourd'hui, tout en isolant l'économie des autres sciences sociales. Une chose est certaine, pas une seule fois dans l'histoire un pays s'en est sorti en ouvrant son marché à la libre compétition. L'exemple le plus récent est celui d'Haïti, qui en retour de prêts pour la reconstruction suite au tremblement de terre de 2010, a consenti à ouvrir ses frontières au riz à bas prix des États-Unis parce que subventionné, ont ainsi anéanti les bases de leur production locale au lieu de la stimuler. Même Bill Clinton, par la suite, a déclaré que ce fut une erreur de procédure de la part des États-Unis.

À l'examen du processus qui a conduit à la concrétisation de l'exception culturelle, on note la jonction de plusieurs facteurs dont la mobilisation des créateurs et producteurs stimulée par le leadership de Pierre Curzi alors président de l'Union des artistes, combinés aux efforts de Louise Beaudoin et de Lisa Frula Hébert qui ont assumé le leadership de la classe politique et celui des relations internationales. Il en est résulté une entente signée par 121 pays et l'ensachement de l'exception culturelle dans des lois internationales.

Il semble bien qu'un ensemble de conditions soient aussi réunies afin de concrétiser un mouvement semblable dans le domaine agroalimentaire. On remarque une compréhension et une mobilisation sans précédent des producteurs derrière la gestion de l'offre sous le leadership du président de l'UPA Marcel Groleau. L'engouement sans précédent des consommateurs pour l'achat local contribue ainsi à la réduction de la distance moyenne de 2500 km que parcourent les aliments que l'on consomme et à la dynamisation des territoires. Le très grand potentiel du secteur agricole quant aux progrès à réaliser concernant les changements climatiques et au renforcement de la souveraineté alimentaire des pays en voie de développement, sont autant de thèmes chers au nouveau ministre des Relations internationales Stéphane Dion et à l'UPA, dont ils pourraient assumer conjointement le leadership.

Raymond Rouleau

Saint-Gédéon

Armes à feu

Chers élus de tous les partis,

Au Québec, toutes nos armes sont enregistrées à l'achat après l'obtention des permis nécessaires et les cours de maniement. Tout ce qui manque, c'est un transfert officiel via un magasin d'armes lorsque nous les vendons ou les donnons. Elles sont toutes dans des armoires de métal barrées ou munies d'un pontet.

La nation québécoise a toujours été pacifique et respectueuse de ses lois surtout grâce au clergé qu'on vient juste de mettre à la porte.

C'est un peuple conquis, un peu mouton, qui a même refusé par deux fois de prendre sa liberté.

Je suis donc particulièrement irrité de voir que notre Québec s'apprête, en pleine période d'austérité qui affaiblit tous les secteurs (CPE, éducation, santé) à perpétuer ce cercle infernal de gaspillage éhonté alors que nous avons déjà un contrôle excessif des armes d'épaule.

Nous nous exposons à une amende de 500$ si notre arme n'est pas dans un étui à la tombée du jour, en pleine forêt. Dès l'achat, toute arme est enregistrée; même si nous avons douze (12) contrôles un par-dessus l'autre, rien n'empêchera un malade de commettre un crime.

Les policiers, lorsqu'ils ont à intervenir dans une maison, agissent toujours comme si la personne était armée, il y va de leur vie: périmètre de sécurité, évacuation des voisins, veste pare-balles, etc. Alors, qu'ils arrêtent de nous faire croire qu'ils consultent un registre 25 fois par jour, personne ne les croit.

Utilisons donc cet argent à la détection des personnes à risque; engageons des travailleurs de rue, des spécialistes afin de récupérer ces personnes. Il y aura beaucoup moins de crimes au lieu de perpétuer ce faux complexe de culpabilité morbide.

De grâce, chers élus québécois, revenez à la raison; raisonnez au lieu de résonner à une ligne de parti.

Renseignez-vous et mettez l'argent à la bonne place pour une fois, c'est-à-dire avant le crime plutôt qu'après. Agissez comme des gens responsables sur la détection des personnes à risque. Faites un vote secret, personnel à l'Assemblée. Évitez pour une fois de passer pour des mitaines attachées à une ligne de parti.

Arthur Lavoie

Alma

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