L'amour ou les armes?

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Le Quotidien

OPINION / Le retrait du Canada et de son armée contre l'État islamique fait couler beaucoup d'encre.

Plusieurs personnes approuvent ce geste en disant que c'est une tactique intelligente de la part du gouvernement Trudeau qui, en faisant cela, nous protège justement du courroux de ces fous de dieu.

Ces mêmes personnes professent que c'est en attaquant les terroristes que tu fais grossir la horde de ces monstres, alimentant ainsi leur haine à l'encontre de l'Occident. Quelques-uns franchissent la ligne de démarcation en disant qu'au bout du compte, les véritables responsables de toute cette fureur guerrière, de ces assassinats de masse, de ces attentats sanglants, de cette terreur généralisée, sont à la base l'exploitation par les gouvernements occidentaux, impérialistes et matérialistes.

Selon moi, tous ces raisonnements sont de la pure folie, de la naïveté qui ne fait que nous mettre en position de faiblesse, tuant notre propre volonté de nous défendre contre les terroristes.

On est tous pour la paix et l'amour parce que cela sonne bien dans nos oreilles et qu'à la limite, c'est par l'amour que tu persuaderas ces terroristes à changer, mais comme on dit en langage populaire, lorsque tu fais face à quelqu'un qui ne veut que t'arracher la tête, il n'y a qu'une chose à faire: se défendre.

Souvenons-nous de la Seconde Guerre mondiale, lorsque Hitler a commencé son annexion des premiers pays, Pologne et Tchécoslovaquie, les autres pays du monde ont été très lents à réagir, laissant le champ libre à ce dictateur qui a pu continuer ses annexions à la vitesse de l'éclair et grossir l'ascendance sur son peuple.

Les historiens de guerre le disent: si tous, au départ, s'étaient donné la main pour tuer dans l'oeuf les vues hégémoniques et démoniaques de Hitler, des millions de décès auraient sûrement été évités. En tergiversant, en ne voulant pas se mêler de la chicane, en ne travaillant pas ensemble, les autres pays du monde ont laissé la voie libre à Hitler jusqu'à ce qu'il vienne à un cheveu d'être le dominateur du monde en entier.

Malheureusement, il a fallu des bombes, des mitraillettes, des avions de chasse et des soldats morts sacrifiés à la tonne pour garder cette démocratie si chère à nos yeux en vie. Cette démocratie est loin d'être parfaite, j'en conviens largement, mais elle est sûrement mieux qu'une vie sous un régime de terreur qui a comme seul et unique but la totale adhésion aux vues islamiques qui n'ont de cesse que la domination totale de la terre sous le joug islamique.

Voilà le réel adversaire que nous devons combattre malheureusement avec la guerre. Et cela va prendre une volonté commune de tous les pays démocratiques du monde sans exception, un esprit de corps, si on veut endiguer cette folie terroriste et non pas une politique d'autruche.

Jean-Marc Girard

Jonquière

Craintes justifiées?

Après avoir lu l'article paru dans Le Quotidien du mardi 19 janvier, permettez-moi d'exprimer mon opinion et de réagir à ce qui me semble un faux climat d'insécurité. On mentionne que les prisonniers ont accès à la nouvelle cuisine pour préparer les plateaux des détenus, dans une aire vitrée à l'intérieur d'une cuisine tout à fait moderne. De plus, on mentionne qu'il n'y a pas d'agent de sécurité attitré à la surveillance dans ce secteur.

Or, à l'ancienne prison de Chicoutimi, il y a toujours eu des détenus qui collaboraient à cette tâche avec les préposés, dans une cuisine désuète et ça n'a jamais créé d'anxiété de la sorte. Comment expliquer cela?

Ayant travaillé dans le milieu carcéral à la prison de Chicoutimi pendant plus de dix ans, comme enseignante, je connais le milieu et ses exigences. J'y ai travaillé dans des conditions quasi inacceptables, dans le sous-sol, embarrée de l'extérieur avec 10-12 détenus, sous recommandation de leur syndicat. Le secret de la réussite fut de leur faire confiance et non de leur inspirer la peur.

Aussi, on mentionne que le syndicat de la fonction publique et parapublique craint pour la sécurité des cuisiniers et aides-cuisiniers qui cohabitent avec les détenus, le temps de la préparation des repas.

Quel message envoie-t-on à d'éventuels employeurs de la clientèle carcérale, qui souvent ont à les engager dans des programmes de réhabilitation, si on les craint dans un milieu sécurisé? Sont-ils plus ou moins à craindre à l'intérieur d'une prison? Les personnes qui y travaillent doivent leur faire confiance dans les travaux à l'interne, afin de faciliter leur intégration à la société.

Une belle prison moderne où il devrait y avoir une sécurité maximale pour chacun des travailleurs, peut-être!

Lucie Lavoie

Chicoutimi

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