Exploiter intelligemment

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Arianne Phosphate travaille à la réalisation du projet d'exploitation d'une mine d'apatite au lac à Paul.

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On doit utiliser une très grande quantité d'engrais chimique en agriculture, mais seulement une faible partie du phosphore est absorbée par les plantes, ce qui cause un énorme gaspillage de l'apatite (roche phosphatée).

Une partie de l'apatite qui n'est pas absorbée par les plantes reste dans le sol (sous une forme transformée et insoluble par les plantes) et finit par le rendre infertile, avant de se retrouver dans nos cours d'eau. Il était donc impératif de trouver des méthodes pour éviter ce gaspillage, compte tenu de la disponibilité mondiale de l'apatite (entre 50 et 100 ans). La récente découverte des chercheurs de l'Université Laval ouvre la voie à une tout autre forme d'agriculture, tout en éliminant une multitude de problèmes environnementaux.

Les dirigeants d'Arianne Phosphate sont très au courant de cette découverte et de ses conséquences sur l'agriculture future. Cependant, leur rôle de dirigeants de l'exploitation les force à satisfaire les actionnaires de la compagnie et cela passe par une exportation massive et rapide de l'apatite du Lac-à-Paul.

En tant que Québécois, nous avons le devoir de contrôler l'exploitation de nos réserves d'apatite pour assurer l'avenir des générations futures. Une exportation massive peut certainement satisfaire un groupe d'actionnaires, mais qu'en sera-t-il dans 25 ans quand notre réserve d'apatite sera épuisée? En importer? Je retiens une phrase du premier ministre Justin Trudeau au Sommet de Davos en Suisse: «Notre véritable richesse n'est pas sous nos pieds, mais entre nos deux oreilles.» Je crois que cela sous-entend que nous devons faire une exploitation plus rationnelle des richesses de notre sous-sol.

Je pense que, tous ensemble, nous devons trouver le moyen d'exploiter cette ressource sur la base des nouvelles découvertes tout en s'assurant d'un apport économique intéressant. Les emplois créés par cette nouvelle formule d'exploitation seront sans doute différents, mais ils seront tout aussi nombreux et beaucoup plus durables. En prime, nous aiderons à préserver nos sols, nos rivières et nos lacs, tout en contribuant à nourrir nos populations plus sainement.

Martin Fillion, Anse-à-Pelletier, Saint-Fulgence

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