Un registre qui frôle le ridicule

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Le Quotidien

Le fanatisme que déploie actuellement le gouvernement du Québec à vouloir instaurer un registre des armes à feu frôle le ridicule. Je pense que cette prise de position fait preuve d'ignorance et de manque d'information.

J'aimerais demander à tous les députés du Québec s'ils connaissent toutes les règles légales auxquelles sont soumis les propriétaires d'armes à feu. Il faut savoir que malgré l'abolition du registre des armes à feu, les propriétaires doivent toujours détenir un permis de possession et d'acquisition d'armes à feu (PPA) renouvelable aux cinq (5) ans. Ce permis peut être révoqué en cas de violence conjugale ou pour cause de criminalité. Il faut aussi savoir que les propriétaires d'armes à feu doivent remiser leurs armes à feu de façon sécuritaire dans une armoire conçue à cet effet (sous clé). Ceux qui ne possèdent pas ce type d'armoire ont l'obligation d'insérer à la hauteur du pontet une sûreté de détente cadenassée, les munitions devant être remisées dans un endroit distinct.

En 2016, si vous désirez acquérir une arme à feu, vous devez obligatoirement suivre un cours pancanadien de sécurité dans le maniement d'armes à feu, assorti d'un examen écrit et pratique. Ce cours est obligatoire pour se prévaloir du permis fédéral de possession et d'acquisition d'armes à feu (PPA) et est inaccessible pour les personnes possédant un casier judiciaire. Des répondants doivent certifier de la bonne conduite du demandeur et une enquête policière peut être demandée en cas de doute. Que voulez-vous de plus? Les pressions faites aux députés viennent des régions métropolitaines éloignées de la réalité des régions où la chasse, la pêche et les activités de plein air génèrent des retombées économiques inestimables.

Nous sentons actuellement que les députés du Québec qui vivent dans des régions semblables aux nôtres sont ébranlés et pensent à demander un vote libre face au projet de loi du registre des armes à feu québécois et je m'en réjouis. Toutefois, dans notre région où la pratique de la chasse fait partie de nos traditions, notre députation s'éloigne de sa base et fait fi de l'opposition généralisée à ce registre. Cela inclut mon député Philippe Couillard (difficile, voire impossible à rejoindre) qui doit oublier son noble titre de premier ministre et se rappeler d'abord qu'il est le député d'une circonscription (Roberval) où les électeurs qui l'ont élu sont en grand nombre des chasseurs et aussi propriétaires d'armes à feu enregistrées légalement et entreposées sécuritairement. Son discours moralisateur est déplacé. Assurément, il ne comprend pas la réalité régionale. Il est plus que temps de se mobiliser et de démontrer à nos députés notre opposition. À ce titre, l'élection dans le comté de Chicoutimi est une occasion exceptionnelle.

Je souhaite que des gens du Saguenay encouragent Mme Russel Aurore Bouchard à se présenter à la prochaine élection. Malheureusement, hors comté, nous n'aurons pas droit de vote. Toutefois, demandons, par solidarité, aux chasseurs et propriétaires d'armes à feu de ce comté d'encourager Mme Bouchard à se présenter. Faisons preuve de solidarité en oubliant nos allégeances politiques et élisons quelqu'un qui pourrait être le porte-parole de ceux qui subissent des augmentations démesurées de la tarification des permis de chasse et pêche (40%) sans oublier leurs baux de villégiature.

En cette période de coupes et de morosité économique, les millions prévus pour doubler des procédures déjà existantes pourraient assurément être affectés à des dossiers davantage prioritaires.

Gilles Brassard, président régional de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, Dolbeau-Mistassini

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