Alma-La Baie: détournement d'objectifs

OPINION / On apprend dans Le Progrès-dimanche du 17 janvier dernier... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Le Quotidien

OPINION / On apprend dans Le Progrès-dimanche du 17 janvier dernier que la direction régionale du ministère des Transports du Québec n'a rien dans ses cartons pour le parachèvement ouest du lien routier Alma-La Baie.

Ce projet a été priorisé il y a plus de quarante ans par l'ensemble du milieu régional afin d'optimiser le développement économique régional. Il favorisait, à cette fin, de doter le seul corridor urbain de notre région, entre Alma et La Baie, d'un lien routier à quatre voies divisées. Ce lien routier à haute densité de circulation favoriserait les échanges industriels, l'intermodalité dans le transport (routier, aérien et maritime) et un plus haut niveau de sécurité routière dans ce corridor.

Je rappelle également qu'on avait parallèlement préconisé, pour optimiser le développement économique du haut du Lac, l'amélioration importante de la route 155.

Il m'apparaît important de faire ce petit rappel historique pour bien comprendre la désolante dérive qu'a subie ce projet depuis. D'études à contre-études, de déclarations à interventions, souvent occultes, on en est arrivé, au fil des trop longues années, à faire un choix de tracé qui n'était plus motivé par les objectifs d'origine du projet, mais plutôt par son éventuel prolongement vers le haut du Lac. La déclaration du maire de Roberval, Guy Larouche, dans Le Quotidien du 18 janvier, illustre parfaitement le véritable détournement d'objectifs dont ce projet a été victime. En tout respect pour la classe politique et pour la population du haut du Lac, il est tout à fait illusoire de penser que ce secteur puisse être un jour relié à Saguenay par un lien routier à quatre voies divisées. Un rapide survol des obstacles suffit à nous convaincre du caractère utopique d'une telle éventualité: faible densité de circulation, terres agricoles privées parmi les plus riches de la région, nombres de rivières à enjamber en double, municipalités à contourner, coûts exorbitants, etc.

Il n'est, dans les circonstances, pas surprenant que le MTQ laisse de côté ce projet qui est désormais défendu par les mauvais acteurs et pour les mauvaises et injustifiables raisons. Il est plus que temps que le maire d'Alma, Marc Asselin, se lève et qu'il défende résolument les intérêts de la population almatoise qu'il représente. Alma est un pôle urbain majeur qui a un indispensable et urgent besoin d'être relié adéquatement et directement aux autres pôles urbains de la région. Il est en ce sens plus qu'inquiétant de constater que lui-même ne parle plus du lien routier Alma-La Baie, mais plutôt du lien routier Saguenay-Lac-Saint-Jean!

Marc Beausoleil

Alma

Clinquant et tape-à-l'oeil

Avec la complicité malheureuse de la nouvelle équipe de direction des Saguenéens, le maire Jean Tremblay se prépare à «scraper» une des plus belles réalisations régionales de sport amateur des dernières années qu'est devenu depuis 2002 le Centre d'excellence de patinage courte piste Marc Gagnon et sa patinoire olympique du centre Georges-Vézina.

Sous prétexte qu'une patinoire de dimension olympique est un handicap pour le hockey - ce qui est faux et fallacieux si on considère le hockey mondial et l'avantage stratégique pour l'équipe de jouer sur une telle patinoire - le maire et les dirigeants des Saguenéens essaient de nous convertir à leur credo d'affaires qu'il faut investir des millions de l'argent des contribuables dans le clinquant de la bâtisse et le tape-à-l'oeil des loges corporatives. Ils nous présentent le projet de 25 millions$ comme une condition essentielle à la prospérité de la concession de hockey junior majeur.

C'est de la poudre aux yeux. La prospérité de l'équipe, ici comme ailleurs, réside dans une équipe performante sur la glace et se construit par la compétence des «hommes de hockey». Si l'on en juge par les résultats actuels, la nouvelle équipe de direction a encore à nous faire la preuve qu'elle peut y arriver dans un centre Georges-Vézina qui répond très bien à tous les besoins de ce défi.

On s'interroge aussi sur la publicité bizarre que la direction diffuse à la télévision régionale alors qu'on réussit l'improbable exploit de nous parler d'équipe et de leadership sans nous montrer une seule image de joueurs ni de séquences de jeu de l'équipe, bien plus en faisant l'apologie de la nouvelle équipe de direction. Le hockey, oui, c'est aussi un spectacle. Mais il se joue sur la glace.

Laval Gagnon

Chicoutimi

Un outil essentiel

Je ne comprends pas que le maire Jean Tremblay puisse songer à détruire la patinoire de dimension olympique du Centre Georges-Vézina. Après avoir passé plus de 20 ans comme parent et bénévole dans le milieu du patinage de vitesse à Chicoutimi, je peux vous assurer que la construction de cette patinoire et la création du Centre Marc Gagnon ont été essentielles au développement de jeunes patineuses et patineurs de toute la région, leur permettant de pratiquer leur sport préféré sans devoir s'exiler. Durant ces deux décennies, j'ai vu des jeunes réaliser leurs rêves, s'accomplir en tant qu'humain et citoyen, et devenir des champions; j'ai vu des parents et des bénévoles travailler avec ardeur pour organiser des championnats régionaux, nationaux et internationaux, faisant rayonner du même coup Saguenay à tous ces niveaux.

Encore aujourd'hui, les entraîneur (e) s et dirigeant (e) s du club des Comètes de Chicoutimi, du Centre Marc Gagnon et de l'association régionale du patinage de vitesse se dévouent pour permettre à d'autres jeunes athlètes amateurs de pratiquer ce sport. C'est grâce à leurs efforts et à l'amélioration des infrastructures disponibles, comme la glace olympique, qu'ont succédé aux Marc Gagnon et Frédéric Blackburn d'autres générations de patineurs de haut niveau: Marie-Ève Drolet, Marianne St-Gelais, Valérie Maltais, Caroline Truchon , Samuel Girard et bien d'autres. Je demande donc à notre maire Jean Tremblay, aux conseillères et conseillers municipaux de conserver impérativement cet atout majeur pour Saguenay qui permet à nos jeunes d'évoluer et de grandir dans cette discipline propre et saine.

Réjean Lavoie

Chicoutimi

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