La démocratie bafouée

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Quatre députés ont pris leurs distances face au projet de loi 64 concernant le registre des armes à feu.

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Le Quotidien

OPINION / Sous la plume de Martin Croteau en date du 15 janvier 2016, la presse écrite et parlée du tout Québec nous informe que le policier Pierre Veilleux, président de l'Association des policiers provinciaux (APPQ), «s'inquiète» et «s'étonne» du fait que des députés des différents partis politiques aient pris leurs distances avec le projet de loi 64 sur la création d'un nouveau registre québécois des armes à feu. Ce qui m'étonne, moi, c'est que M. Veilleux, qui devrait respecter son devoir de réserve quand il est question de politique, prenne ainsi la parole à tous les micros pour admonester les élus qui ne voient pas les choses comme lui et pour leur indiquer la voie à suivre.

Vous avez là le plus bel exemple d'un dérapage de la démocratie au Québec sous le gouvernement du Parti libéral de Philippe Couillard qui utilise la Sûreté du Québec pour faire avancer certains de ses dossiers politiques.

Jusqu'à preuve du contraire, la démocratie parlementaire, au Canada et au Québec, comme toutes les démocraties parlementaires à travers le monde du reste, est basée sur deux principes fondamentaux: primo, la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire; secundo, le débat parlementaire. Dans le premier cas, il s'agit évidemment de faire en sorte que le système judiciaire et la police, qui est son bras armé, soient totalement absents de l'arène politique; et, dans le second cas, que le politique ne puisse s'ingérer dans les affaires de justice et de police afin que le débat ne soit ni induit, ni manipulé, ni détourné de son sens.

Or, ce que nous dit le policier Veilleux, c'est que la fraternité des policiers du Québec s'ingère, contre nature, dans le politique, que le gouvernement de M. Couillard a construit son projet de loi sous la pression des chefs de police de la région de Montréal et de la Sûreté du Québec qui se fichent éperdument des dissidences régionales, et que tout ce beau monde est appuyé par les adeptes du mouvement anti-armes à feu, dont les victimes du drame de Polytechnique. Dans un cas comme dans l'autre, la démocratie est foulée au pied, la police écrit des projets de loi contraignants qui empoisonnent le débat démocratique et instrumentalisent le drame de la Polytechnique pour marquer des points, et le gouvernement parle de consensus alors qu'il n'a même pas consulté ceux et celles qui ne partagent pas ses vues.

Dans cette dérive politique propre au Québec, je vous dirai simplement que si le policier Veilleux veut prendre publiquement position et faire valoir son point de vue dans le projet de loi 64, qu'il démissionne de la police et qu'il brigue les suffrages dans un comté politique à titre de candidat. Et, dans un second temps, j'ajouterai que si M. Couillard veut réellement améliorer la sécurité en matière d'armes à feu au Québec, qu'il s'organise pour que les propriétaires d'armes à feu fassent partie de la solution au lieu de les présenter comme la source du problème alors qu'ils ont toujours eu un comportement irréprochable en matière de possession et d'utilisation des armes à feu...

Russel-Aurore Bouchard

Historienne

Lignes 25 kV

Bonjour M. Blackburn,

La ligne 25 kV passant aux centres d'achat est une artère principale vu le calibre de ses conducteurs. Vous remarquerez que la ligne juste en dessous étant de calibre moindre sert à la desserte locale. On devrait probablement rester avec cette distribution locale sur la majeure partie du boulevard quand même que l'on déplaçait la grosse artère. Je ne pense pas qu'on puisse s'attendre à une disparition complète des lignes électriques le long du boulevard, à part à quelques endroits comme le stationnement de Place du Royaume. Il faudrait voir les plans des études préliminaires. Mais est-ce que ça en vaut la peine? Peut-être que oui, mais on a d'autres priorités que ce détail esthétique.

L'enfouissement des lignes électriques est une solution techniquement couteuse et également moins pratique en entretien que des lignes aériennes en étant beaucoup moins accessible. Il faut penser au tunnel d'accès pour l'entretien des câbles également. Les câbles souterrains armés et isolés pour 14.4/25 kV sont beaucoup plus chers à installer en matériel et main-d'oeuvre que du câble nu aérien et tout raccordement sur la ligne est beaucoup plus fastidieux en terme de disposition du matériel et des coups. Et ici, on ne parle pas des servitudes de communication téléphonique et internet ni des distributions 240V et 600V aux entrées électriques des bâtiments. C'est dans les détails que le projet grossit. De plus, qu'est-ce qu'on va devoir rencontrer dans le sol comme infrastructure? On va passer près de la station-service d'essence également.

Donc, je propose plutôt qu'on déménage la ligne dans un nouveau tracé. Par exemple, passer derrière les centres commerciaux ou par l'emprise de la ligne 161 kV qui est parallèle à Talbot reliant le poste électrique du boulevard de l'Université et l'axe est-ouest près de l'autoroute. Il y a d'autres solutions que d'enfouir la ligne.

Une étude pourrait être faite en ce sens et ça serait la méthode la moins chère. Il ne resterait que les distributions locales 25 kV.

Pierre Charbonneau

Arvida

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