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Baux de villégiature: fin de la forêt communautaire (Archives Le Quotidien)

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Baux de villégiature: fin de la forêt communautaire

En lisant l'article dans le journal du 19 août 2015, j'ai d'abord cru à un canular, car l'entente de 2002 était toujours en vigueur et n'était soumise à aucune réévaluation étant une évaluation ciblée telle que mentionnée dans la lettre de l'ordre des évaluateurs agréés. Le seul facteur pouvant être utilisé comme augmentation était le coût de la vie.

Il s'agissait de tarifs, en partie symboliques, accessibles à tous les Québécois aux fins de plein air, de repos, de chasse et de pêche sur leur bien communautaire. Tout était, et est encore, aux frais du locataire-propriétaire (défrichage, entretien, chemins, eau, etc.).

Après avoir lu l'article au complet, j'ai malheureusement constaté qu'il s'agissait de la commercialisation d'un bien public au mépris des principes de base à l'origine de l'occupation de notre bien communautaire. La forêt est devenue la ville.

Une immense fraude intellectuelle qui méprise le citoyen d'abord et le travail d'un groupe de professionnels et d'associations reliées à la fréquentation de la forêt publique pour satisfaire, par le plus court chemin, l'austérité aiguë de notre gouvernement. Une erreur de gouvernance à corriger tôt ou tard.

Il faut savoir qu'en 2001, pour mettre fin à l'insécurité de nos membres chaque fois qu'un nouveau gouvernement était tenté d'augmenter les baux de façon aléatoire, le Regroupement des locataires de terres publiques (RLTP), reconnu officiellement par le ministre Jacques Brassard comme représentant de tous les locataires des terres publiques du Québec, a fait des démarches pour en venir à établir une valeur type des terrains en forêt.

Un comité a alors été formé en collaboration avec:

les évaluateurs municipaux du Québec,

les évaluateurs agréés du Québec,

l'association des régions du Québec,

la Fédération des pourvoyeurs du Québec,

la Fédération québécoise de la faune,

la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs,

la Fédération québécoise des municipalités régionales et locales,

le ministère des Affaires municipales et le RLTP.

Ce comité a siégé 18 mois. M. Victorien Dubé, notre président d'alors, en faisait partie.

Dès le départ, on s'est aperçu que l'évaluation municipale ne pouvait être utilisée, car la fluctuation des ventes n'existe pas et ces terrains sont en forêt sans service et souvent sans accès. C'est-à-dire en friche.

On a donc choisi une évaluation ciblée, c'est-à-dire spécifiquement adaptée à ces terrains isolés en forêt et qui appartiennent à tous. Des propriétés publiques.

En bout de course et après moult recherches et discussions, on s'est entendu sur des critères objectifs et mesurables:

1. L'éloignement d'un arrondissement de villes (pôle d'attraction)

2. La distance du plan d'eau; au bord du lac ou à plus de 30 mètres du lac.

3. Parce que c'est une évaluation ciblée, elle ne sera pas soumise à une réévaluation chaque 5 ans comme en ville. Excepté pour l'inflation.

Tous les organismes participants (9) et les intéressés ont reconnu les qualités de la nouvelle approche, particulièrement sa simplicité, sa transparence et son uniformité d'application. La principale augmentation serait l'inflation annuelle.

Nos terrains ne s'approchent pas des villes, nos terrains ne s'éloignent pas des lacs et leur valeur est stable.

Ce travail du comité, très sérieux et soutenu, a amené une stabilité chez les locataires. Nous nous attendions à des augmentations acceptables pour la classe moyenne, soit l'inflation accumulée aux 5 ans. Le Québécois moyen pouvait fréquenter ses terres à un prix raisonnable et à long terme.

Notre gouvernement a donc, au mépris de ces professionnels et des autres membres du comité, strictement à des fins pécuniaires, instauré une évaluation de ville virtuelle, comme si les terrains augmentaient au gré des ventes qui n'existent pas; nous vendons seulement nos chalets. Aucune influence sur la valeur des terrains. Fini le principe de la forêt pour tous. Notre gouvernement en a fait un objet lui appartenant exclusivement. Nous sommes ses otages.

Voilà où mène l'austérité aveugle au mépris des efforts et des études de nos prédécesseurs pour satisfaire à une commande du dieu argent, peu importe le moyen. Quitte à commercer notre propre forêt tel un vulgaire marchand de tapis.

Vous savez maintenant pourquoi et comment vos terrains loués à l'État valent 28 000$ et que votre loyer sera de 650$ à 3000$ en 2019 si personne dans ce gouvernement ne retrouve la raison bientôt. Imaginez le prix après 2019.

Arthur Lavoie, membre fondateur du RLTP

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Boulevard de l'Université

Pour faire suite à l'accident qui a coûté la vie à une jeune femme le 31 décembre 2015, Saguenay souhaite commander une étude pour trouver des solutions. Cette étude va coûter combien de dollars? Je vais vous en faire une étude rapidement, moi. Pourquoi ne pas mettre une bordure en béton temporaire comme le ministère des Transports l'a fait sur le pont Dubuc, et ralentir la vitesse à 70 km? De cette façon, s'il y a des changements, ça va coûter moins cher que faire une bordure de béton et après l'enlever si la Ville change d'idée. Voici la solution qui, a mes yeux, coûterait probablement moins cher que l'étude elle-même.

Gervais Tremblay, Chicoutimi-Nord

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