Si j'étais maire de Saguenay

OPINION / Suite à l'opinion du maire Jean Tremblay dans Le Quotidien du 9... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

OPINION / Suite à l'opinion du maire Jean Tremblay dans Le Quotidien du 9 janvier 2016, intitulée «Si j'étais ministre de l'Éducation», je me suis imaginée à sa place de maire.

Certainement, je n'aurais pas perdu des millions de dollars publics pour: conserver ma prière au conseil de ville; construire en trois mois une desserte ferroviaire qui est encore inutilisée; construire un village portuaire bétonné; subventionner la compagnie d'aviation Cobalt Aircraft pour la construction factice d'un aéronef, le Co50; construire une Place du citoyen bétonnée, avec des bancs publics inconfortables, ainsi qu'un écran géant, une patinoire, des jeux d'eau qui coûtent un bras à entretenir.

Faire des procès qui mettent en évidence un manque de jugement décisionnel: abolir le cabinet de l'opposition; attribuer illégalement un contrat d'évaluation de Saguenay à L'Immobilière; congédier illégalement l'ex-directeur général Bertrand Girard... Selon le journal Le Quotidien, «les citoyens de Saguenay ont dû payer plus de 5 329 300$ pour indemniser les personnes et les groupes touchés dans ces causes».

Certainement, j'aurais permis l'établissement d'un réseau des bibliothèques publiques du XXIe siècle pour soutenir au maximum les activités d'éducation et culturelles de la population de Saguenay. Contrairement à Jean Tremblay, j'aurais travaillé de concert avec la population et le ministère de la Culture pour aller chercher notre part maximale des subventions à ce chapitre tout en mettant en valeur notre patrimoine bâti. Jean Tremblay a obtenu le minimum des subventions pour la bibliothèque de Jonquière, ne cesse d'emprunter (maintenant plus de 5 millions$) pour refaire une succursale à Arvida qui semble être un puits sans fond pour les contribuables et refuse toujours le projet d'une bibliothèque principale à La Baie.

Si j'étais maire de Saguenay, je ne comparerais pas uniquement le compte de taxes avec les autres villes, mais les services offerts avec ces taxes, puis le rendement collectif par habitant. J'ai habité d'autres villes et je crois qu'à Saguenay, nous n'en avons pas pour notre argent. Les contribuables de Saguenay sont divisés sur cette question sans en être complètement informés.

Une ville est la somme de tous ses citoyennes et citoyens, ce n'est pas en leur jetant de la poudre aux yeux, comme le fait Jean Tremblay, qu'ils auront les yeux ouverts sur le monde. Mon objectif premier serait d'axer sur des changements en profondeur dont donner aux bibliothèques publiques leur mission première de démocratiser l'accès à l'information, à la connaissance, à la culture et au loisir. Cette action contribuerait à éliminer les coûts reliés à la publicité de propagande à laquelle se livre Jean Tremblay, mandat après mandat.

Contrairement à Jean Tremblay, je sais que derrière les changements apportés par le monde de l'informatique, il n'y a pas seulement une machine, mais des cerveaux humains qui proviennent de toutes les disciplines. Et c'est ce développement des cerveaux que je favoriserais pour notre population. Jean Tremblay n'a pas besoin d'être le ministre de l'Éducation pour développer l'ingéniosité de la population, il n'a pas compris qu'il est responsable du développement des outils de base pour y arriver.

Comme le montrent clairement de nombreuses études, à l'ère de la mondialisation, des nouvelles technologies et de la nouvelle économie du savoir, les villes performantes de l'avenir seront habitées par des citoyens qui possèdent les apprentissages essentiels pour s'intégrer, participer et s'émanciper au sein de la société. C'est pourquoi les bibliothèques publiques (de Saguenay) ont ici un rôle clé à jouer. Elles sont «la pierre angulaire de la ville de savoir», comme devrait l'énoncer une «politique de développement culturel» digne de ce nom.

Jean Tremblay n'est pas le ministre de l'Éducation et en s'y substituant, il prend comme à son habitude, un raccourci pour nous distraire de «la job» qu'il ne fait pas. De même, je ne suis pas le maire de Saguenay et en me substituant à lui, j'espère susciter une réflexion sur le rôle qu'un maire devrait remplir dans le développement intellectuel et culturel de la population qui habite Saguenay.

Reine Tremblay

La Baie

Éviter un autre conflit sur le bois d'oeuvre

Je trouve étonnant de voir l'industrie forestière crier haut et fort depuis des mois que la tarification au mètre cube de bois est trop élevée au Québec. Ont-ils déjà oublié l'origine et le motif de l'accord sur le bois d'oeuvre résineux de 2006 et toutes les autres ententes depuis les années 80 entre le gouvernement du Canada et celui des États-Unis? Ces derniers accusaient le Canada de subventionner l'industrie forestière canadienne (incluant le Québec) de «dumping» avec des redevances trop basses et déloyales pour l'industrie forestière américaine.

Le renouvellement de l'accord canado-américain sur le bois d'oeuvre constitue un enjeu majeur, car jusqu'à maintenant l'industrie canadienne n'a connu comme bienfaits de l'accord qu'une crise forestière sans précédent qui fut très coûteuse en terme d'argent et d'emplois perdus.

Je crois que d'exiger du gouvernement du Québec une baisse des redevances est un pensez-y-bien! Car, notre voisin du sud nous regarde et assurément il prend des notes, et tout prétexte que nous pourrions lui donner reviendra sur la table des négociations sur le prochain renouvellement de l'accord sur le bois d'oeuvre. Je crois que d'autres moyens doivent être regardés pour rendre notre industrie plus performante et rentable.

Pierre Hallé

Consultant en affaires gouvernementales et publiques

Québec

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer