Plaidoyer pour les entreprises

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Le Quotidien

Je souhaite pour 2016 que ma région travaille et prospère. Que les projets essentiels à la sauvegarde de son niveau de vie se concrétisent. Que ceux qui ne se laissent pas intimider et culpabiliser par les objecteurs de conscience, donc nos entrepreneurs, se lèvent et se fassent entendre en trouvant les bons mots pour se défendre devant les courants de pensée négatifs qui les ont toujours tenus bouche bée. Il est temps d'arrêter de se fier aux autres pour régler nos problèmes.

Lorsqu'on regarde des nations qui ne se sortent jamais des dictatures et de la misère, celles-ci sont justement les plus à la merci des compagnies qui ravagent tout et ne donnent rien, parce qu'elles n'ont pas la démocratie pour les tenir en joue.

Ici, on tente de nous laisser croire qu'elles agissent comme là-bas en les traitant invariablement d'exploiteurs et de destructeurs de l'environnement qui corrompent les politiciens. Pour savoir ce qu'est le milieu industriel, et pour y avoir travaillé contrairement à beaucoup d'objecteurs de conscience du «pas dans ma cour», j'embarque beaucoup moins dans ce schéma de pensée réducteur, car en premier lieu, oui les entreprises sont là pour faire du profit et c'est essentiel, car tous les emplois en dépendent pour bien en vivre: maisons à payer, enfants à élever hors de la misère, faire fonctionner une société et tenir loin les problèmes sociaux qu'engendrent la pauvreté et la dépendance économique. Il suffit de le demander aux employés de Novelis et de Graphic Packaging ainsi qu'à ceux de la scierie Saint-Fulgence qui auraient préféré des baisses de conditions plutôt que de perdre leur emploi. Alors, des emplois? Oui dans ma cour! Je pourrais rester bien assis tranquille à ne rien faire grâce à mon travail, mais je sais trop ce que représentent des pertes d'emplois. Alors je me sens interpellé quand je vois l'évolution de notre région au fil des cycles économiques. Car en fin de compte, ce sont tous les niveaux de la société qui sont touchés à plus ou moins long terme selon le cas par la perte de nos moteurs économiques de base.

En second lieu, il ne faut jamais perdre de vue qu'une entreprise est là pour répondre à un besoin, sinon, elle est inutile et fermera. C'est l'épaisseur de la médaille entre les deux côtés... Ainsi, si du gaz naturel est en demande, elle est là pour y répondre. Si on est contre cela, il vaut mieux travailler sur les consommateurs plutôt que pour les entreprises. Nous ne sommes pas encore assez suicidaires économiquement pour être les premiers sur Terre de nous priver d'une industrie quand la concurrence internationale nous tasse du jeu à petit feu.

En troisième lieu, une compagnie travaille à son efficacité en amélioration continue par sa structure organisationnelle et sa gestion. Elle est tenue de respecter les lois environnementales. (...)

L'acceptation sociale générale ne sera jamais contrebalancée par le rejet social d'une minorité quand l'intérêt collectif prime. Les gestionnaires de grands projets savent composer par adaptation avec l'approche et l'attitude divisionnaire de nos systèmes médiatiques dans la stratégie d'acceptation sociale et il faut savoir se placer au-delà de tout ça que d'avoir une vision en tunnel pointant sur notre individualisme.

Pierre Charbonneau, Arvida

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