Si j'étais ministre de l'Éducation

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay... (Archives Le Quotidien)

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay

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Quand nous entendons parler d'éducation, c'est toujours de finances dont il est question, mais les finances sans les défis, ça ne rime à rien. On ne demande pas d'efforts à quelqu'un si on n'a pas d'objectif à lui proposer et les employés du ministère de l'Éducation ne sont pas différents des autres, ils aiment les défis.

À la Ville, quand le syndicat des employés m'a exprimé ses désirs, j'ai parlé des miens : je voulais réduire les taxes. Aidez-moi, je vais vous aider. À la fin, nous avons tous les deux obtenu ce que nous désirions : eux, de meilleures conditions de travail et moi, le compte de taxes le plus bas de toutes les villes comparables.

On tient pour acquis que les Chinois sont destinés à dominer le marché et nous, les pauvres Québécois, à subir ces changements. C'est l'attitude du parfait perdant. Et surtout, ne cherchons pas les défaites, il y a des petites sociétés ou les habitants sont beaucoup plus riches que ceux des grandes. Le terrain que nous avons perdu, nous pouvons facilement le récupérer. La formule a toujours été la même : sans formation, on se fait doubler par un plus compétent. C'est ce qui se passe souvent au Québec.

Les changements que le monde de l'informatique a apportés dans nos vies sont certainement moins importants que ceux qui vont bientôt survenir et notre façon de consommer va changer. Tous les aspects de l'activité humaine seront bientôt transformés. Nous pensons avoir tout vu, c'est une illusion.

Le monde sera méconnaissable et la base des transformations passera par l'informatique. Nous ne pouvons pas connaître tous les changements que la science va nous apporter dans le futur, mais nous pouvons deviner les chemins qu'elle empruntera pour y parvenir.

À l'avenir, tout va s'accélérer et ce sont les sociétés les plus ingénieuses qui seront les plus récompensées. Celles qui s'y sont préparées seront celles qui en profiteront le plus. C'est toujours pareil depuis que le monde existe.

Être à l'aise quand on utilise un ordinateur est une chose, savoir s'en servir pour créer est autre chose. Imaginer le monde de demain, voilà ce qu'il faut concevoir. C'est la créativité qui produit les gagnants. On ne prend pas assez au sérieux les mutations qui se préparent dans le monde.

Nous observons ce qui se passe pour ensuite réagir. Un leader précède l'événement beaucoup plus souvent qu'il réagit.

« Si j'étais ministre de l'Éducation », je m'assurerais que du niveau élémentaire à la fin du cégep, l'informatique soit le pivot de toutes les connaissances. Je me fixerais comme objectif de faire en sorte que le Québec soit l'endroit qui offre la meilleure formation au monde sur tous les aspects de l'informatique.

« Un Québécois serait un informaticien » dans le sens où sa formation lui permettrait de comprendre toutes les possibilités que lui offre l'informatique pour réaliser ses rêves. Il ne s'agit pas seulement de la manipulation d'un ordinateur, mais de réaliser que l'informatique est un outil qui ouvre la porte à nos projets. Il comprendrait qu'à l'avenir plus rien ne pourra fonctionner sans faire appel à l'informatique.

Jean Tremblay, maire de Saguenay

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